Démission de François Legault: Paul St-Pierre Plamondon réclame des élections hâtives au printemps

Marc-André Gagnon
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Prédisant une «désorganisation du gouvernement» avec le départ annoncé du premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon tape du pied et réclame de nouveau la tenue d’élections hâtives dès qu’un successeur à François Legault sera désigné.
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«C’est dans l’intérêt du Québec d’aller rapidement en élections», a plaidé le chef du Parti Québécois vendredi matin.
Il avait formulé pareille demande avant les Fêtes, décriant la détérioration du climat social au Québec, ce à quoi le premier ministre avait aussitôt fermé la porte.
Selon PSPP, la démission surprise de François Legault cette semaine rend d’autant plus nécessaire et d’intérêt public la tenue d’élections générales au printemps plutôt qu’à l’automne, comme prévu par la loi.

Même si François Legault demeure premier ministre jusqu’à ce que la Coalition Avenir Québec se trouve un nouveau chef, PSPP s’attend à ce que le Québec, dans l’intervalle, soit «paralysé».
Avec une course à la chefferie au sein du parti au pouvoir, «tout le monde dans le gouvernement se concentre sur des considérations partisanes et non pas sur la gestion de l’État», croit M. St-Pierre Plamondon.
L’échec de la troisième voie
Lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale vendredi matin, le chef du Parti Québécois s’est longuement épanché sur ce que signifie, à ses yeux, la démission de François Legault.
Pour le chef péquiste, le départ du chef fondateur de la Coalition Avenir Québec marque «la fin d’une ère politique», laquelle se conclut par «l’échec total» de la troisième voie.
«Il n’y a pas de troisième voie possible», a martelé le chef péquiste, exposant le cul-de-sac dans lequel la CAQ s’est enfoncée vis-à-vis des gains que François Legault espérait obtenir en regard du fédéral, sans grand succès au final. Cet échec est venu «démontrer la nécessité de la souveraineté», considère PSPP.
Peu importe celui ou celle qui succédera à François Legault, Paul St-Pierre Plamondon ne semble pas donner cher de la peau de la CAQ pour la suite des choses.
À boulets rouges contre Carney
Le chef du Parti Québécois a profité de sa sortie médiatique pour tirer à boulets rouges sur le premier ministre Mark Carney, à qui il reproche de tenter un rapprochement entre le Canada et la Chine, «un régime communiste totalitaire» n’ayant aucun respect pour les droits de la personne.
À l’approche de négociations cruciales avec l’administration Trump, M. Carney se tire dans le pied, regrette M. St-Pierre Plamondon, rappelant que les États-Unis demeurent le principal partenaire économique du Québec et du Canada.
Le chef du Parti Québécois ne s’en fait pas non plus avec les menaces répétées par le président américain de s’emparer du Groenland par tous les moyens, même la force militaire. «Donald Trump et les États-Unis ne prendront jamais le Groenland», croit PSPP, du moins «pas de force», a-t-il précisé.