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Course à la chefferie de la CAQ: les candidats ne pourront siéger comme ministres

Photo portrait de Patrick Bellerose

Patrick Bellerose

2026-01-15T21:42:25Z
2026-01-16T03:31:27Z

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Les ministres tentés par la course à la chefferie de la CAQ devront se retirer de leurs fonctions jusqu’à l’élection du prochain chef, a annoncé le parti. 

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Ainsi, les Eric Girard, Christine Fréchette et autres aspirants candidats devront faire un choix s’ils souhaitent succéder à François Legault.

Le parti souhaite ainsi éviter toutes apparences de conflit d’intérêts.

Les règles de la course à la chefferie caquiste prévoiront donc une section «transparence et éthique» dans laquelle le parti indiquera la marche à suivre pour un ministre candidat.

Celui-ci devra soit se retirer temporairement, soit démissionner carrément de ses fonctions, indique la directrice des communications de la CAQ, Claude Potvin. La décision finale n’est pas encore arrêtée.

Cependant, le candidat pourra possiblement garder son garde du corps si sa sécurité est jugée à risque.

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Avis de la commissaire

Plus tôt jeudi, la porte-parole de la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale avait confié qu’un ministre candidat se placerait dans une situation d’apparence de conflit d’intérêts quasi permanente.

En effet, un ministre a un accès privilégié à des informations au Conseil des ministres.

Par exemple, celui-ci peut être avisé d’investissements gouvernementaux à venir ou de l’état des finances publiques bien avant ses adversaires qui ne siègent pas au Conseil des ministres.

Ministre ou candidat?

«Le code [de déontologie des élus] prévoit que les députés, qu’ils soient députés ou ministres, ne peuvent pas se placer dans une situation où leur intérêt personnel viendrait influencer leur indépendance de jugement», expliquait la porte-parole de la commissaire, Anne-Sophie St-Gelais.

Ainsi, les citoyens pourraient se demander si des promesses faites par un ministre candidat «sont en lien avec des informations auxquelles l’ensemble du public n’a pas accès».

Ce double emploi «ne serait pas nécessairement recommandé», estime-t-elle.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

À cela s’ajoutent d’autres éléments du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale difficilement conciliables avec la vie de candidat et celle de ministre.

Par exemple, l’article 43 prévoit qu’«un membre du Conseil exécutif doit se consacrer entièrement à l’exercice de ses fonctions», rappelle la porte-parole de la commissaire.

Les députés doivent également faire «preuve d’assiduité» dans l’exercice de leurs fonctions et utiliser les biens de l’État «pour des activités liées à l’exercice de [leur] charge».

Aux vues des embûches potentielles, les ministres intéressés sont invités à «contacter la commissaire pour obtenir un avis sur leur situation personnelle».

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