Coupe Vanier: des similitudes pour le Rouge et Or avec la consécration de 2022 et un quart-arrière plus serein que jamais


Richard Boutin
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KINGSTON | Champions de la Coupe Vanier en 2022, le quart-arrière Arnaud Desjardins et plusieurs de ses coéquipiers tracent de nombreuses similitudes entre l’édition de cette année du Rouge et Or de l’Université Laval et celle qui a battu les Huskies de la Saskatchewan à London il y a deux ans.
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Le Rouge et Or tentera d’ajouter un 12e titre de la Coupe Vanier samedi après-midi face aux Golden Hawks de Laurier, la seule formation invaincue au pays cette année.
«Comme en 2022, personne nous voyait atteindre la Coupe Vanier cette année, lance d’entrée de jeu le joueur par excellence du RSEQ. Dans les deux cas, nous avons surmonté beaucoup d’adversité. L’expérience acquise il y a deux ans est aussi très utile.»
Le parcours du Rouge et Or a été ponctué de quelques embûches et d’une bonne frousse à la Coupe Mitchell où une poussée dans les dernières minutes du match a mené à une victoire serrée de 17-14.
L’adversité au rendez-vous
«En 2022, on a battu Montréal par un point sur le dernier jeu du match à la Coupe Dunsmore et effacé un retard de 17 points à la Coupe Mitchell face à Western. Cette année, nous avons disputé deux parties qui se sont soldées par un écart d’un point contre les Carabins; jouer une Coupe Dunsmore serrée et réussi une remontée en fin de match contre Régina. On a montré dans ce match que nous sommes capables d’élever notre jeu d’un cran dans les moments plus importants.»
À son dernier match dans les rangs universitaires, Ian Leroux abonde dans le même sens. «Comme en 2022, peu de gens nous voyaient ici, mais on pousse tous dans les mêmes directions en fonction d’un seul objectif, a raconté le spécialiste des longues remises qui fera le saut dans la LCF avec les Blue Bombers de Winnipeg la saison prochaine. Il n’y a pas de distractions qui peuvent nous déranger.»
«Nous étions comme les Gaulois»
Au retour de Régina après un match où les joueurs du Rouge et Or ont reçu des insultes parce qu’ils sont francophones, Lehoux avait une image pour illustrer la situation.
«À notre retour de Régina, nous étions comme les Gaulois. Nous étions en territoire hostile. Même si nos adversaires ne nous connaissaient pas, ils ne nous aimaient pas. Nous étions en territoire hostile, mais on s’est serré les coudes.»
L’entraîneur-chef Glen Constantin et plusieurs joueurs ont parlé d’un groupe spécial cette saison dont la chimie d’équipe est à son meilleur. «La chimie n’était pas à son mieux l’an dernier et nous avons travaillé cet aspect depuis janvier en organisant des activités d’équipe, a souligné le porteur de ballon Mathieu Roy. Nous sommes tous des amis et c’est rare que tu puisses dire ça au sein d’une équipe de 92 joueurs.»
Auteur du touché de la victoire à la Coupe Mitchell, Isaac Gaillardetz aime ce qu’il voit. «On retrouve le même état d’esprit qu’en 2022, a affirmé le vétéran receveur. Le voyage en autobus jusqu’à Kingston a rapproché encore plus les gars. On s’amuse et nous sommes confiants du résultat.»
Une différence importante
S’il note plusieurs similitudes avec 2022, Desjardins note néanmoins une différence importante. «Je me sens plus serein et en contrôle, a-t-il souligné. Nous avons bien exécuté toute la saison et j’ai tellement confiance en mes coéquipiers.»
Justin Éthier confirme la zénitude de son pivot. «Il est à l’image de son coordonnateur offensif, a-t-il mentionné avec le sourire. À Régina, on a eu un bel exemple de son état d’esprit alors qu’il était malade. En 2022, je suis curieux de savoir comment il aurait réagi si une telle situation s’était produite. Il assume maintenant son leadership de belle façon. Il n’avait pas le choix et il a mis le reste de côté. Moi aussi je suis serein en raison de la qualité de préparation des joueurs.»