Coupe du monde de Tremblant: un rêve qui se réalise pour Valérie Grenier


Richard Boutin
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TREMBLANT | Pour la famille de Valérie Grenier, Noël arrive plus tôt cette année avec la présentation de deux épreuves de la Coupe du monde à Tremblant, station où la double olympienne a chaussé ses planches de ski pour la première fois à l’âge de deux ans.
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Ses parents, qui possèdent un condo à Tremblant, son frère, ainsi que grand-père, tantes, oncles et amis, seront présents pour encourager Valérie. Férus de ski, ses parents, Gabriel Grenier et Nathalie Bourdon, ont initié leur fils Francis et Valérie, un an et demi plus jeune, très tôt. Après de multiples allers-retours entre le domicile familial à Saint-Isidore, dans l’Est ontarien, la famille a acheté un condo pour réduire les déplacements.
«C’est une belle fête, et il y a de l’euphorie dans l’air, a raconté son père. En plus de la famille et de ses amies, plusieurs anciennes coéquipières de l’équipe du Québec et des clubs seront présentes.»
«Il n’y a pas de prix pour avoir la chance de disputer une Coupe du monde sur sa montagne, poursuit le paternel. On ne pensait pas qu’on aurait une telle chance pendant sa carrière. C’est un rêve qui se réalise qu’elle soit en action à notre place.»
Un grand frère comme modèle
Son frère Francis a servi de modèle à sa jeune sœur. «Je vis un peu mon rêve d’enfance à travers Valérie, a-t-il confié. On a dédié les 16 premières années de notre vie au ski. Nous étions ensemble 24 heures par jour. Au début, j’étais sa référence, jusqu’au moment où elle réussisse à me battre. Elle est maintenant rendue au sommet.»
«Toutes les étoiles s’alignent, d’ajouter Francis, qui a délaissé le ski de compétition à l’âge de 16 ans et travaille au sein de l'entreprise familiale. Valérie connaît ses meilleurs moments en carrière et elle prendra part à deux slaloms géants à la maison. Ça va être le fun de vivre ça en famille. Comme toujours, je serai dix fois plus nerveux qu’elle, mais c’est réconfortant de voir qu’elle gère mieux la pression que moi.»
Présente auprès de sa famille depuis le retour de Killington et contente de dormir dans son lit, Valérie se rappelle ces belles années en compagnie de son frère. «Je l’ai suivi toute ma jeunesse pour être aussi bonne que lui et il a été une inspiration. Mon frère était mon guide dans tout. C’était tellement le fun de skier à Tremblant toutes les fins de semaine avec mes parents et mon frère.»
Grenier connaît ses meilleurs moments en carrière. «Parce que Valérie est le sujet de l’heure dans l’équipe canadienne et que tous les yeux sont tournés vers elle, ça nous énerve un peu et nous avons des papillons, a exprimé le papa. Depuis le début de la semaine, je lui dis que c’est une Coupe du monde comme une autre et qu’elle doit rester comme elle est sans tenter d’en faire plus ou moins.»
Retour en force
Présents quand leur fille a subi une quadruple fracture à la jambe droite lors des mondiaux de 2019 à Are en Suède, ses parents peuvent encore mieux mesurer l’ampleur de la tâche qu’elle a accomplie pour revenir à son meilleur niveau.
«On est vraiment contents et fiers, a exprimé le père de Valérie. Elle a vécu une période vraiment difficile et on s’est questionnés à un moment donné sur ses chances de retour. Valérie, c’est une travaillante, une battante et elle a pris les bouchées doubles. Elle est revenue plus forte qu’elle était grâce à plusieurs personnes sans qui cela n’aurait pas été possible.»
«Son préparateur physique Scott Livingston est un type incroyable; les frères Érik et Stefan Guay ont été d’un apport important, poursuit M. Grenier. Érik a constamment encouragé Valérie, et Stefan a fait un excellence travail quand Valérie est revenue sur la neige. Il possède une très belle approche.»
Francis souligne lui aussi l’éthique de travail de sa sœur. «Personne ne le mérite plus qu’elle. J’ai vu toutes les épreuves qu’elle a traversées. Elle n’a jamais perdu sa détermination et l’espoir de revenir en force.»
Pour avoir été témoins de la chute de leur fille en Suède, les parents ont gardé une petite crainte, mais elle est moins forte en slalom géant, où les vitesses sont moins importantes. «Il y a toujours une petite crainte intérieure, mais on tente de ne pas trop y penser.»