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Coupe du monde: Craintes de tension autour du match de l'Iran aux États-Unis

Des membres de la diaspora iranienne considère l'équipe comme un outil de propagande politique

Une photo tirée du site de la Fédération iranienne de soccer montre l'équipe nationale posant devant l'avion qui a mené les joueurs de Tijuana, au Mexique, à Los Angeles, dimanche, à la veille de son premier match à la Coupe du monde.
Une photo tirée du site de la Fédération iranienne de soccer montre l'équipe nationale posant devant l'avion qui a mené les joueurs de Tijuana, au Mexique, à Los Angeles, dimanche, à la veille de son premier match à la Coupe du monde. Photo AFP

AFP

2026-06-15T01:05:12Z

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LOS ANGELES | Devant des craintes de tension avant et pendant leur match de la part de la diaspora, le sélectionneur ainsi que l’attaquant vedette de l’équipe iranienne ont assuré dimanche qu’ils respectaient « tous les Iraniens », du pays ou d’ailleurs, à la veille de leur entrée en lice à la Coupe du monde soccer à Los Angeles.

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« Je suis très heureux d’être ici au nom de l’Iran. Nous sommes là pour jouer au foot, avec respect pour les Iraniens au pays ou à l’étranger. Le foot est séparé de la politique », a déclaré le sélectionneur Amir Ghalenoei, avant d’affronter lundi la Nouvelle-Zélande.

« Je sais qu’il y a une large diaspora à Los Angeles, je suis heureux qu’ils viennent nous voir, j’espère qu’ils vont prier pour nous, j’espère qu’ils vont nous encourager et j’espère qu’on les récompensera avec un bon match », a ajouté le technicien.

L'entraîneur-chef de l'Iran, Amir Ghalenoei, à droite, discutant avec l'attaquant Mehdi Taremi lors de la conférence de presse de dimanche, à Los Angeles.
L'entraîneur-chef de l'Iran, Amir Ghalenoei, à droite, discutant avec l'attaquant Mehdi Taremi lors de la conférence de presse de dimanche, à Los Angeles. Photo AFP

Une grande partie de la diaspora en Californie considère toutefois la sélection comme un instrument de propagande de la République islamique, et a lancé des appels à manifester lundi autour du stade de Los Angeles, où beaucoup devraient agiter l’ancien drapeau de l’Iran, celui d’avant la révolution islamique, orné d’un lion et d’un soleil.

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La géopolitique devant le soccer

La participation de l’Iran au Mondial 2026 a été longtemps incertaine à cause du conflit déclenché en février par des frappes américano-israéliennes, et reste largement dominée par les questions géopolitiques.

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La sélection, a déplacé à la dernière minute son camp de base de l’Arizona à Tijuana, au Mexique, l’administration américaine ayant refusé d’accorder des visas à une quinzaine de membres de l’encadrement.

Des déboires logistiques

La Team Melli est arrivée dimanche à Los Angeles, avec un peu de retard malgré la courte distance depuis cette ville frontalière.

Ces déboires logistiques ont eu « bien sûr un impact » sur la préparation, a admis l’entraîneur lors d’un point presse amorcé par une demande du médiateur de la FIFA de concentrer les questions sur le football.

L’attaquant vedette Mehdi Taremi veut « rendre heureux tous les Iraniens à travers le monde » et pense que le football peut « unifier notre pays ». « Tout le monde peut avoir sa propre opinion, mais nous sommes là pour le football, pas la politique. »

Taremi, déjà buteur en 2022 au Qatar, a souligné que son pays n’était pas le seul à avoir connu des déboires avec l’administration américaine, citant notamment le cas de l’arbitre somalien Omar Artan, dont l’entrée aux États-Unis a été refusée.

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