Coupe du monde: en plein conflit avec le pays hôte, l'Iran est arrivée aux États-Unis dimanche
Les Iraniens joueront leur premier match lundi, dans un contexte géopolitique tendu

AFP
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L’équipe iranienne a atterri dimanche en début d’après-midi à Los Angeles, à la veille de ses débuts à la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande, un match sur le sol américain écrasé par le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
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Avec le conflit déclenché par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février, Téhéran a entretenu jusqu’au bout le doute sur la participation de la Team Melli au Mondial. D’autant que le président Donald Trump s’est montré ambigu sur cette venue et que son administration a refusé d’accorder des visas à une quinzaine de membres de l’encadrement de la sélection.
Mais la sélection iranienne est bel et bien arrivée dimanche à bord d’un vol qui a atterri peu après 16 h, heure de l’Est, selon un journaliste de l’AFP, peu avant que ne soit annoncé que les deux pays signeront un accord de paix en Suisse, dans cinq jours.
L’avion iranien avait décollé une quarantaine de minutes plus tôt de Tijuana, ville mexicaine frontalière où l’équipe a finalement choisi de poser ses valises, alors qu’elle avait initialement choisi Tucson, en Arizona, comme camp de base.

La sélection iranienne était réglementairement tenue par la FIFA d’arriver au plus tard dimanche à Los Angeles, afin de se plier à ses obligations médiatiques.
Le drapeau de l’ancien régime
Débuter le Mondial à « Tehrangeles » - un des surnoms de Los Angeles en raison de l’importante communauté iranienne qui y vit - pourrait sembler être un avantage, mais une grande partie de la diaspora considère la sélection comme un instrument de propagande de la République islamique.
D’importantes manifestations avaient été organisées en janvier dans la mégalopole californienne pour dénoncer l’écrasement d’un nouveau soulèvement populaire en Iran qui a fait des milliers de morts.
Des appels à manifester lundi à Inglewood, autour de ce stade ultra-moderne de 70 000 places, ont été lancés, et beaucoup devraient agiter l’ancien drapeau de l’Iran, celui d’avant la révolution islamique, qui est orné d’un lion et d’un soleil.
Certains protestataires pourraient aussi s’inviter à l’intérieur de l’enceinte et huer l’hymne iranien, comme au Qatar en 2022, laissant planer la menace de tensions durant la rencontre.
Samedi, le président de la fédération iranienne de football Mehdi Taj a rappelé qu’il était de la responsabilité de la FIFA de s’assurer que le drapeau actuel soit le seul visible dans les enceintes du Mondial.
Ils ont des chances
La Team Melli doit disputer ses trois matchs du groupe G aux États-Unis, le deuxième aussi à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, et enfin le troisième à Seattle le 26 juin contre l’Egypte.
La sélection pourra-t-elle jouer son meilleur football dans ces conditions ? Sur papier, elle a une chance de franchir pour la première fois de son histoire la phase de poules du Mondial, en profitant d’un groupe jugé abordable, dans une compétition passée à 48 équipes où les huit meilleurs troisièmes des poules poursuivent leur route en phase à élimination directe.