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Controverse du drone de Canada Soccer: «Nous ne sommes pas des tricheuses», affirme la défenseure québécoise Vanessa Gilles

«C’est quelque chose qui va nous suivre pendant longtemps. C’est décevant», déplore la native de Châteauguay

Vanessa Gilles (à gauche) a défendu son équipe après le scandale du drone qui épie la pratique de leurs adversaires.
Vanessa Gilles (à gauche) a défendu son équipe après le scandale du drone qui épie la pratique de leurs adversaires. Getty Images via AFP

Agence France Presse

2024-07-25T21:28:14Z

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La défenseure du Canada, Vanessa Gilles, a défendu son équipe jeudi, au lendemain de la condamnation d’un membre de l’équipe à huit mois de prison avec sursis pour le survol par un drone d’une séance d’entraînement des Néo-Zélandaises.

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«Nous ne sommes pas des tricheuses», a déclaré Vanessa Gilles à Saint-Étienne après le match gagné (2-1) contre la Nouvelle-Zélande pour le compte du tournoi olympique de football féminin (Gr.A).

Le ressortissant canadien de 43 ans, «jugé mercredi après-midi dans le cadre d’une audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), a accepté sa condamnation», selon le parquet de Saint-Étienne.

En parallèle, la commission de discipline de la FIFA a ouvert une procédure notamment contre l’équipe du Canada et la sélectionneuse. Le dossier sera soumis à l’examen de la commission de discipline dans les prochains jours, a détaillé la FIFA.

La sélectionneuse du Canada Bev Priestman avait annoncé se retirer pour le match contre la Nouvelle-Zélande. Elle a été remplacée par Andy Spence.

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Frustration et humiliation

«Honnêtement, cela n’a pas été facile. Il y a eu beaucoup d’émotion, de frustration et d’humiliation, car en tant que joueuse, cela ne reflète pas nos valeurs et ce que nous voulons représenter en tant que compétitrices aux JO», a déclaré la native de Châteauguay en zone mixte.

«Les Jeux, c’est la représentation du fair-play. Comme Canadienne, ce ne sont pas nos valeurs, notre pays. Nous ne sommes pas des tricheuses. Cela a été très dur, mais en tant que joueuses nous avons su être soudées», a poursuivi l’athlète qui évolue en club à Lyon et a été championne olympique avec le Canada en 2021 à Tokyo.

«C’est quelque chose qui va nous suivre pendant longtemps. C’est décevant. Mais c’est à nous de rester soudées et d’essayer de ne pas laisser les réseaux sociaux et les médias entrer dans notre bulle. Nous avons déjà su faire cela dans le passé», a-t-elle ajouté.

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