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Espionnage à Canada Soccer: «Ça ne semble pas être la première fois»

Getty Images via AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-07-25T16:01:56Z

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John Limniatis n’a pas été surpris d’apprendre que l’équipe canadienne de soccer avait été accusée de tricher, à quelques jours du début des Jeux olympiques de Paris.

Celui qui qualifie les agissements de la sélection nationale de «stupide et irrespectueuse» mentionne que plusieurs rumeurs circulaient en coulisses selon lesquelles des pratiques douteuses avaient lieu chez les équipes nationales de soccer.

L’ancien dirigeant de l’Impact de Montréal estime que le bruit courait depuis un certain temps sur la planète soccer.

«Je ne suis pas surpris que quelque chose comme ça soit arrivé. On entend des rumeurs depuis plusieurs années et ça ne semble pas être la première fois qu’ils le font. Ça aurait commencé avec l’équipe masculine», mentionne-t-il.

À ses yeux, «des gens intelligents ont été complètement stupides» en acceptant ce genre de pratique.

«C’est sûr que de connaître la formation de l’adversaire, ça aide sur le plan tactique. Mais c’est clair que l’équipe canadienne avait déjà beaucoup d’informations sur la Nouvelle-Zélande. Clairement, il y a des gens qui n’ont pas réfléchi. En plus, tu fais ça en France où il y a déjà beaucoup de tensions politiques et de sécurité. Un drone dans les airs, ça peut paraître comme une menace terroriste. C’était évident qu’ils se feraient prendre. C’est énormément stupide.»

Priestman savait

Ce qui est aussi stupide aux yeux de l’homme de soccer, ce sont les justifications d’Équipe Canada jurant que l’entraîneuse de l’équipe Bev Priestman n’a jamais été au courant que des pratiques de ce genre avaient lieu dans son équipe.

«C’est impossible qu’elle n’était pas au courant, impossible. C’est elle qui est en charge de tout.

«Elle n’était peut-être pas au courant que ça s’était fait à Paris mais c’est évident qu’ils l’avaient déjà fait avant et que quelqu’un avait donné la permission. C’est impossible qu’elle n’ait jamais été au courant de l’utilisation d’un drone», ajoute celui qui nous a parlé en direct de Saguenay, où a lieu le Tournoi des sélections régionales.

«Beaucoup de gens parlent de ça, ici», a-t-il assuré.

Gageons que ça n’a pas fini de faire jaser.

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