Canada–Nouvelle-Zélande: une victoire «plus sale que la Seine»
La Québécoise Évelyne Viens inscrit le but victorieux en fin de seconde demie


Kevin Dubé
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On pourrait parler de la résilience de l’équipe canadienne féminine de soccer, qui est parvenue à se remettre de ses émotions après avoir accordé le premier but à la Nouvelle-Zélande, jeudi, mais cette victoire de 2 à 1 en levée de rideau du tournoi olympique sera à toujours accolée d’un astérisque.
Dommage pour la Québécoise Évelyne Viens qui a inscrit le but victorieux en fin de seconde demie.
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Peu importe le résultat de son premier match du tournoi olympique face à la Nouvelle-Zélande, l’équipe canadienne féminine de soccer ne pouvait pas gagner sur le plan de l’image, jeudi.
En matinée, le chroniqueur du New Zealand Herald titrait: «L’espionnage du Canada sur les Football Ferns [le surnom donné à l’équipe de soccer du pays] est plus sale que la Seine», en lien avec la pollution inquiétante de ce fleuve qui coule en plein cœur de Paris.
Une victoire allait renforcer l’idée que l’équipe a triché pour arriver à ses fins, alors qu’un match nul ou une défaite allait être une déception pour cette formation canadienne bien mieux classée sur la scène mondiale que la Nouvelle-Zélande (8e contre 28e).
Et ça, c’était avant que TSN ne révèle que ce n’était pas la première fois que le Canada utilisait ce genre de tactique illégale avant des matchs importants.

«Ç'a été difficile pour le groupe, a ensuite mentionné l'entraîneur-chef par intérim de la Nouvelle-Zélande, Michael Mayne, après le match. C'est difficile de ne pas regarder le résultat et se demander ce qui serait arrivé [si l'espionnage n'avait pas eu lieu].
«Ce n’est pas quelque chose qui arriverait chez nous. C’est plutôt simple, n’est-ce pas? Ça n’arriverait tout simplement pas. Mon rôle est de m’occuper de mon personnel et de superviser comment nous opérons.»
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Un malaise palpable
Du côté des joueuses de l’équipe canadienne, il faut le reconnaître, elles ont fait preuve de résilience.
Éclaboussées pour des agissements qu’elles n’ont pas commis, elles ont connu un début de match difficile, accordant le premier but dès la 13e minute, avant de revenir de l’arrière pour l’emporter.
«Nous ne sommes pas des tricheuses», a assuré Vanessa Gilles à Saint-Étienne après le match.

«Nous apprenons encore beaucoup de choses et en tant que groupe, nous sommes encore en train de digérer le tout, mentionnait la capitaine Jessie Fleming. Tout ça est arrivé à un terrible moment mais on s’est fiée l’une sur l’autre et nous nous concentrons à être ici et à jouer.»
Il n’est toujours pas clair de savoir ce qu’il arrivera du résultat de ce match. Une enquête de la FIFA et du Comité international olympique devrait donner droit à plus d’informations au cours des prochains jours.