Championnat de la PGA: revoilà Fowler

François-David Rouleau
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C’est impossible de gagner un tournoi de golf en première ronde le jeudi, mais c’est possible de le perdre. Rickie Fowler a répété ces sages paroles jeudi après une bonne carte initiale de 71 (-1) au Championnat de la PGA d’Amérique.
Une journée encourageante pour le sympathique golfeur de 32 ans qui occupe le 16e rang sur le redoutable Ocean Course de Kiawah Island.
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Il y a belle lurette qu’on ne l’a pas vu offrir une bonne performance. Occupant le 128e rang mondial, Fowler connaît les plus sombres moments de sa carrière depuis l’an dernier.
Habitué aux projecteurs et à l’attention, l’Américain n’est plus que l’ombre de lui-même. Ayant participé à 17 tournois cette saison, il est tombé sous le couperet à sept occasions, dont à ses deux récentes sorties. Il a offert sa meilleure prestation à l’Omnium Valero au début d’avril.
Des chantiers
Après avoir remodelé son élan jusqu’à cet hiver, Fowler essaie depuis quelques mois de retrouver le plaisir de jouer.
«Il fallait faire le travail et réussir le changement d’élan. Maintenant, je me concentre sur le jeu. Malheureusement, depuis un bon moment, mon fer droit est littéralement congelé. Je n’ai jamais vu ça. Pourtant, s’il y a un bâton auquel j’ai confiance depuis mes années juniors, c’est bien celui-là.»
Afin de préparer ce championnat majeur et s’habituer au type de gazon particulier, Fowler a multiplié les heures sur le vert de pratique. Un travail qui a porté ses fruits puisqu’il a retrouvé ses moyens avec son fer droit en main.
«Hormis une mauvaise lecture au 6e fanion, j’ai exécuté de bons roulés, a soutenu celui qui a réalisé trois oiselets, hier [jeudi]. Je suis très satisfait de les voir tomber dans la coupe. Je peux enfin en retirer du positif.»
Profitant d’une invitation spéciale à ce Championnat de la PGA, celui qui y a terminé deux fois dans le top 5 se sert de celle-ci comme outils de motivation. Il sait qu’il joue mieux que ses résultats ne l’indiquent, mais il s’affaire à rebâtir son jeu et sa confiance. Les 18 difficiles derniers mois ont laissé des traces et remis ses priorités en perspective.
«Je suis heureux de ma progression. Je peux certainement encore m’améliorer, mais j’ai retrouvé le plaisir de jouer. Sur ce parcours de Kiawah, il ne suffit pas d’être parfait. Il faut savoir se débrouiller avec son jeu. C’est un défi plaisant.»