Cole Caufield en mode accéléré

Jean-François Chaumont
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À la fin du mois de mars, Cole Caufield rêvait de gagner le Frozen Four avec les Badgers du Wisconsin. Il n’a jamais eu l’occasion d’atteindre le carré d’as de la NCAA, subissant l’élimination dès le premier tour de ce tournoi contre la petite université de Bemidji State.
Trois mois plus tard, Caufield peut aspirer à un autre trophée. Un encore plus gros et plus symbolique avec la Coupe Stanley.
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«Pour moi, ça se déroule rapidement, a noté Caufield. Je veux simplement en profiter. C’est une bonne chose. Je prends ça une journée à la fois.»
À 20 ans seulement et avec une minuscule expérience de dix matchs en saison et 15 autres matchs en séries, Caufield se retrouve déjà sur la plus grande scène possible avec une finale contre le Lightning de Tampa Bay.
«J’imagine que ça fait partie de mon parcours, a répliqué le numéro 22. J’ai du plaisir à toutes les secondes et je suis heureux d’avoir la chance de mettre mes patins pour jouer au hockey. Cette saison est assez folle, mais très agréable à la fois.»
Le sérieux des vieux
Quand il regarde ses coéquipiers dans le vestiaire, Caufield sait qu’il vit une situation unique. Carey Price et Shea Weber ont patienté 16 et 14 ans avant de participer à une première finale.
«C’est assez fou d’être avec eux tous les jours, a mentionné l’Américain. Je les vois travailler, je peux suivre ce qu’ils font pour se préparer et prendre soin d’eux et je réalise que cette finale a une immense importance pour eux. Ils jouent depuis longtemps et je suis heureux de partager ce moment avec eux. On réalise que c’est sérieux dans la LNH. Je l’ai compris en rentrant dans cette chambre pour une première fois en les regardant.»
En 15 matchs depuis le début des séries, le choix de premier tour du CH en 2019 a marqué quatre buts et amassé cinq passes.
Pour cette journée réservée aux médias, Caufield partageait la scène avec Nick Suzuki, un autre jeune joueur de l’équipe. Si Caufield en est à une première finale après trois mois dans la LNH, Suzuki y arrive à sa deuxième saison.
«Pour moi, c’est un parcours assez fou, une saison formidable, a-t-il affirmé. On voudrait finir ça avec un championnat. J’en suis à ma deuxième saison seulement et j’ai la chance de participer à une finale. Il y a des gars dans la LNH qui n’auront jamais cette occasion.»