Claude Lemieux: un retour au jeu à 43 ans avec les Sharks qui avait marqué Marc-Édouard Vlasic


Stéphane Cadorette
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Claude Lemieux est reconnu pour ses quatre bagues de la Coupe Stanley et son style fougueux. Il ne faudrait surtout pas oublier qu’il a été une force de la nature, effectuant même un retour au jeu impossible à 43 ans avec les Sharks de San Jose pour boucler sa carrière.
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Au début de la saison 2008-2009, Lemieux avait décidé de s’aligner avec les Sharks de Chine, en Ligue d’Asie. Le 25 novembre, il s’entendait avec le club-école de Worcester, dans la Ligue américaine.
Après avoir inscrit six points en 14 matchs, il signait un pacte à deux volets, si bien que le 19 janvier 2009, l’impensable se réalisait, quand il a été rappelé par le grand club, à San Jose.
Il avait pourtant donné ses derniers coups de patin dans la LNH six ans plus tôt, avec les Stars de Dallas.
En 2009, Marc-Édouard Vlasic était un jeune défenseur de 22 ans, ébahi par le fait qu’un tel monument se joigne à l’équipe, même s’ils n’ont joué que 18 matchs ensemble.
« Pour effectuer un retour après plusieurs années de retraite dans la quarantaine, il faut être fait fort pas à peu près. C’est très impressionnant », a confié celui qui est aujourd’hui âgé de 39 ans et qui n’a pas obtenu de contrat cette saison.
Un vétéran parmi les jeunes
Vlasic se souvient qu’à l’époque, les Sharks étaient une jeune équipe partie pour la gloire, qui avait terminé cette fameuse campagne de 2008-2009 au tout premier rang du classement général.
L’organisation avait embauché quelques vétérans, dont Lemieux, pour tenter d’aider les jeunes à franchir le prochain niveau. L’équipe avait finalement plié bagage dès le premier tour des séries, mais Vlasic n’est pas près d’oublier le passage de Lemieux.
« Je le regardais jouer quand j’étais jeune au Colorado et au New Jersey. Il a fait partie de méchantes rivalités. C’était tout le temps le gars qui frappait tout le monde. Il était un très bon marqueur malgré son style.
« C’était un gars de la vieille école. S’il mangeait un bon coup dans les dents, il ne faisait pas de drame avec ça, il continuait à jouer et il allait donner un autre coup à son tour », s’est-il remémoré.
Le flambeau
Quand Vlasic a aperçu son ancien coéquipier lundi soir avec le flambeau bien haut au Centre Bell, il n’a pu s’empêcher de sourire avec sa conjointe.
« J’étais avec ma blonde devant la télé et elle m’a dit : “Regarde, c’est Claude Lemieux !”
« Je lui ai dit : “Je sais bien, j’ai joué avec lui !”
« Elle ne me croyait pas. Soixante ans, c’est trop jeune, c’est vraiment triste », a-t-il déploré.