Classement cumulatif de la Coupe du monde de patinage de vitesse: Laurent Dubreuil garde espoir, mais fait aussi preuve de réalisme


Richard Boutin
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Double champion au cumulatif de la Coupe du monde sur 500 m, Laurent Dubreuil ne croyait plus à ses chances de réussir le triplé il y a quelques semaines à peine, mais il a repris espoir d’être couronné devant ses partisans tout en demeurant réaliste.
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Joli hasard, la Coupe du monde de patinage de vitesse longue piste de Québec, dont le coup d’envoi sera donné vendredi, au Centre de glaces Intact Assurance, sera le théâtre de deux épreuves de 500 m au lieu d’une seule course comme c’est le cas très souvent. Dernier arrêt de la saison, la Coupe du monde de Québec couronnera les champions.
Pointant au 2e rang, Dubreuil a réduit l’écart à 37 points sur Wataru Morishige en vertu de sa victoire en Pologne en décembre et de sa deuxième place à Salt Lake City la fin de semaine dernière, où le Japonais n’a pu faire mieux qu’une 10e position.
«C’est plus réaliste de croire en mes chances, mais c’est encore improbable, a résumé Dubreuil. Ça ne dépend pas de moi. Je pourrais gagner les deux courses et ça ne serait pas suffisant si Morishige termine en 2e place chaque fois. Je vais avoir besoin d’une contre-performance de sa part. Je veux patiner le mieux possible afin de lui mettre de la pression.»
Victorieux à quatre reprises en première moitié de saison, Morishige a ralenti alors que Dubreuil a retrouvé sa superbe après un début de campagne où il a été ennuyé par une blessure au dos et une autre au genou qui avait perturbé son entraînement estival.
Avantage de la glace
Le fait de patiner sur son ovale représente sans aucun doute un avantage pour le médaillé d’argent au 1000 m des Jeux olympiques de Pékin. «En raison de ma connaissance de la piste et de l’appui des amateurs, il y a un avantage à se produire à la maison, a souligné Dubreuil. Les Japonais ont été exceptionnels lors des deux Coupe du monde à la maison en début de saison et l’Américain Jordan Stolz a remporté sa première Coupe du monde en carrière la fin de semaine dernière à Satl Lake City.»
L’entraîneur Gregor Jelonek croit lui aussi que son protégé part avec une longueur d’avance. «On ne se racontera pas d’histoires, oui, Laurent est avantagé parce qu’il court sur sa glace, a-t-il mentionné. Il a quelque chose à aller chercher et tout est possible. L’enjeu est intéressant et il va patiner le couteau entre les dents.»
Pas une bataille à deux
Même si Stolz et Dubreuil ont terminé premier et deuxième au championnat mondial l’an dernier et lors de la dernière Coupe du monde à Salt Lake City, Jelonek est d’avis qu’il ne s’agira pas d’une bataille à deux à Québec.
«Il ne faut pas oublier les Japonais, a-t-il prévenu. Je ne peux pas dire qui va finir d’un à cinq.»
Dubreuil abonde dans le même sens. «Ce n’est pas comme à l’époque ou Shani Davis et Denny Morrison écrasaient la compétition. Nous ne sommes pas assez bons pour parler d’une lutte à deux uniquement. Les trois patineurs japonais peuvent nous battre.»
Multiples médaillés olympiques, l’Américain et le Canadien dominaient le plateau sur 1000 m et 1500 m de 2006 à 2008.