Choix de premier tour: depuis 2019, le Canadien ne se trompe pas


Marc-Antoine Malo
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La série noire du Canadien de Montréal avec ses choix de premier tour semble bel et bien n’être qu’un mauvais souvenir et la prolongation de contrat de Kaiden Guhle en est une nouvelle preuve.
Au cours des deux dernières années, Cole Caufield (15e en 2019), Guhle (16e en 2020) et Juraj Slafkovsky (1er en 2022) ont tous accepté des pactes à long terme. Le directeur général Kent Hughes bâtit son noyau, et ça passe par le repêchage.
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Pour l’instant, Logan Mailloux (31e en 2021), Filip Mesar (26e en 2022), David Reinbacher (5e en 2023), Ivan Demidov (5e en 2024) et Michael Hage (21e en 2024) n’ont pas encore eu l’occasion de se démarquer dans la Ligue nationale de hockey (LNH), mais leur moment viendra.
Il faut surtout dire que l’encan amateur ne sourit au Tricolore que depuis 2019. Entre cette année et 2007, avec l’entente de Max Pacioretty signée en 2013, aucun choix de premier tour n’a obtenu un contrat de plus de trois ans.
Voici un petit historique à ce niveau:
2008 – Pas de choix de premier tour
2009 – Louis Leblanc (18e)

Outre son contrat d’entrée de trois ans, le Québécois n’a jamais obtenu d’autre pacte de la part du Canadien. Il a ensuite paraphé des ententes d’une saison avec les Ducks d’Anaheim et les Islanders de New York, mais il n’a jamais pu s’implanter dans le circuit Bettman.
2010 – Jarred Tinordi (22e)

En un peu plus d’une décennie dans la LNH, le défenseur format géant a apposé sa signature sur pas moins de huit ententes. Le CH lui a offert 851 000$ sur un an en 2015, mais il a été échangé aux Coyotes de l’Arizona en cours de campagne.
2011 – Nathan Beaulieu (17e)

Le défenseur ontarien en qui les attentes étaient très fortes n’a finalement jamais atteint son potentiel, mais il a tout de même passé cinq ans à Montréal. Au plus haut de sa valeur, après sa saison de 28 points de 2016-2017, et à la fin d’un contrat de deux ans, il a été envoyé aux Sabres de Buffalo.
2012 – Alex Galchenyuk (3e)

En voilà un autre qui a rendu de fiers services au Bleu-Blanc-Rouge, sans recevoir l’entière confiance de l’organisation. Un an après son pacte de transition de trois ans paraphé en 2017, il a été échangé aux Coyotes en retour de Max Domi. Avec son niveau de jeu qui a chuté durant les années suivantes, le Canadien peut se féliciter d’avoir pris cette décision.
2013 – Michael McCarron (25e)

Plusieurs chances ont été données au gros attaquant, mais comme plusieurs joueurs de sa taille, l’Américain s’est développé plus tardivement. Il jouit désormais d’une agréable stabilité chez les Predators de Nashville. À Montréal, il avait dû accepter deux contrats d’un an.
2014 – Nikita Scherbak (26e)

Oh qu’on y croyait à ce jeune Russe. Même s’il a dominé la Ligue américaine, ses succès ne se sont jamais transposés à la Ligue nationale. Au sein du circuit Bettman, Scherbak n’a eu que son contrat d’entrée. Réclamé au ballottage par les Kings de Los Angeles en décembre 2018, il est rentré en Europe l’année suivante.
2015 – Noah Juulsen (26e)

Ralenti par les blessures, le défenseur n’a vraiment pas eu de chance. Le Canadien a conservé ses services en 2020-2021 avec une entente d’un an, mais c’est aussi par le ballottage qu’il a quitté Montréal avant la campagne écourtée. À 27 ans, il roule désormais sa bosse avec les Canucks de Vancouver.
2016 – Mikhail Sergachev (9e)

A-t-on vraiment besoin de rappeler contre qui Sergachev a été échangé? Le Russe n’a joué que quatre matchs avec la Sainte-Flanelle avant de servir de monnaie d’échange pour Jonathan Drouin. Son contrat à long terme, un lucratif pacte de huit ans et 68 millions $, il l’a signé avec le Lightning de Tampa Bay à l’été 2022.
2017 – Ryan Poehling (25e)

Après l’entrée fracassante du joueur de centre américain en 2019, on pouvait s’attendre à de belles choses pour Poehling, mais c’est loin du Québec qu’il est sorti de sa coquille. Il fait bien avec les Flyers de Philadelphie, qui lui ont d’ailleurs consenti une prolongation de contrat de deux ans en janvier.
2018 – Jesperi Kotkaniemi (3e)

Concluons avec le dossier qui a certainement donné quelques cheveux blancs aux partisans du Canadien et à l’ex-directeur général Marc Bergevin. L’offre hostile des Hurricanes de la Caroline a tout changé pour Kotkaniemi et Montréal a sagement choisi de ne pas égaler les modalités d’un an et de 6,1 millions $. Avec les performances en demi-teinte du Finlandais, les «Canes» regrettent peut-être le gros contrat de huit ans qu’ils lui ont offert en 2022.