Champagne promet de «garder un œil serré» sur le prix du pétrole, sans annoncer de mesures concrètes

Dominique Plante
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Le ministre fédéral des Finances, François-Philippe Champagne, a assuré suivre l’évolution du coût du pétrole, mais n’a pas voulu s’avancer sur des mesures concrètes pour réduire le prix du litre d’essence.
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« Avec la volatilité de la situation, ce qu’on fait maintenant, c’est vraiment de suivre ça », a-t-il affirmé en entrevue à l’émission Le Bilan, jeudi.
Le prix du pétrole est en fulgurante hausse depuis plus d’un mois en raison du conflit au Moyen-Orient, opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.
« Est-ce que le cessez-le-feu va tenir ? Qu’est-ce qui va en arriver ? Est-ce qu’on va revoir un cours du pétrole qui va se normaliser à un niveau moins élevé ? Alors c’est toutes ces questions-là... » a-t-il ajouté lors du congrès national du Parti libéral du Canada à Montréal.

Invité à réagir sur la question d’une possible baisse des taxes fédérales sur le carburant, comme proposait le chef conservateur Pierre Poilievre la semaine dernière, le ministre n’a rien annoncé sur ce sujet.
« Même lorsque le conflit aura pris fin, ce que tout le monde souhaite... c’est sûr qu’il va avoir des impacts parce que ce qui se passe présentement, quand il y a une perturbation à 20 % de ce qui est exporté de produits pétroliers, bien évidemment, ça affecte le kérosène, ça va affecter les fertilisants dans le secteur de l’alimentation », a-t-il répondu.
« Alors, c’est toutes ces répercussions-là qui font qu’on garde un œil très, très serré », a-t-il poursuivi.
François-Philippe Champagne affirme néanmoins que si 2025 était une année « d’incertitude », 2026 sera une année de « volatilité » et de « complexité ».
« C’est sans précédent, ce qu’on vit », a-t-il conclu.
Le ministre des Finances se rendra d’ailleurs à Washington la semaine prochaine pour rencontrer des collègues du G7 sur l’enjeu de la guerre au Moyen-Orient et de ses impacts jusqu’au Canada.
Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.