Prix à la pompe: Poilievre appelle Québec à suspendre le marché du carbone
Agence QMI et Raphaël Pirro
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OTTAWA | Pierre Poilievre appelle Québec à mettre de côté sa bourse sur le carbone et demande au gouvernement Carney de suspendre toutes les taxes sur l’essence jusqu’à la fin de l’année pour faire baisser le prix à la pompe.
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« Évidemment, c’est un choix pour les Québécois, mais je suis 100 % d’accord avec Éric Duhaime, qui veut éliminer la taxe carbone au Québec », a dit le chef conservateur en conférence de presse devant une station-service d’Ottawa, jeudi.
Le conflit qui perdure au Moyen-Orient après l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran a fait exploser le prix du baril de pétrole à travers la planète.
Au Québec, l’essence ordinaire frôle désormais les 2 dollars du litre, alors qu’aux États-Unis le prix à la pompe avoisine les 1,50 $ en argent canadien, avance le Parti conservateur du Canada (PCC).

Le parti propose de suspendre trois mesures : la taxe d’accise sur le carburant (0,10 $ le litre), la TPS (5 % du coût d’un plein), et la Norme sur les combustibles fossiles (0,07 $ le litre).
Prises ensemble, ces mesures réduiraient le prix à la pompe de près de 0,25 $ le litre.
Avec l’élimination du marché du carbone, le coût à la pompe pourrait baisser de 0,84 $ le litre pour de l’essence ordinaire et 0,11 $ le litre pour le diesel, selon les données à jour du ministère de l’Environnement du Québec.
« L’élimination totale des taxes sur le diesel réduirait le coût de tout ce qui est transporté par camion, y compris la nourriture et les matériaux de construction. Cela rendrait le logement, l’alimentation et le carburant plus abordables », a expliqué M. Poilievre.
Une telle mesure est certaine de créer un important manque à gagner dans les finances publiques fédérales.
M. Poilievre a évité de parler de trou dans l’assiette fiscale. « Je le présente comme une économie, une économie de 5,2 milliards de dollars », a-t-il dit.
Pour payer la suspension de ces taxes, il propose de couper dans différentes initiatives fédérales, dont le projet de train à grande vitesse Alto, qui pourrait coûter entre 60 G$ et 100 G$ et plus, selon différentes estimations. Il suggère également de mettre fin au programme de rachat des armes à feu, qui a déjà été lancé.