Plus de 30 minutes de jeu pour Lane Hutson: « C'était vraiment fou et cool à la fois»


Mylène Richard
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S’il y a un joueur à qui Martin St-Louis ne peut pas reprocher grand-chose, c’est bien Lane Hutson. L’entraîneur-chef du Canadien a tellement eu confiance en son jeune défenseur qu’il l’a utilisé pendant la moitié du match de jeudi.
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En raison de l’absence de Mike Matheson, qui a quitté la rencontre en fin de première période à cause d’une blessure mystérieuse au haut du corps, Hutson a obtenu plus de responsabilités face aux Kings de Los Angeles.
«Il ne prend pas un shift de congé. J’aime la constance de son niveau de combativité. Il drive la possession. Pour un gars qui a joué 30 minutes, il a tout donné pour essayer d’aider l’équipe», a louangé St-Louis.
De son côté, Hutson ne savait pas qu’il avait joué 30min05s.
«Je me sens bien, j’ai gardé mes présences courtes et je suis prêt à jouer de nouveau!» a poursuivi le jeune Américain, qui ne ressent pas de pression quand la foule du Centre Bell s’emballe dès qu’il s’empare de la rondelle.
À l’Université de Boston, la recrue de 20 ans n’a jamais autant joué.
«Peut-être 27 minutes quand nous étions cinq défenseurs. [Ce soir], c’était vraiment fou et cool à la fois, a-t-il mentionné. [...] C’est une bonne chose de constater que je peux jouer autant et c’est une bonne façon d’apprendre. Mais j’aurais aimé gagner.»

Décevant et immature
Face à des Kings qui avaient perdu la veille à Toronto, le Canadien n’a pas offert une grande opposition. Une performance qui a déçu tant St-Louis que Suzuki.
«C’est décevant, on a offert un effort immature. On ne leur a pas fait la vie dure, ils avaient joué hier [mercredi] et ils sont arrivés tard. On leur a laissé prendre leurs aises», a laissé tomber le capitaine, la mine dépitée dans le vestiaire après une défaite de 4 à 1.
«On doit devenir plus matures, a renchéri Jake Evans. Cette reconstruction est enclenchée depuis un bon moment. C’est le temps de hausser notre jeu. Le secret pour gagner dans cette ligue, c’est de garder les jeux simples.»

La tentation
Pour St-Louis, tout aurait pu être différent si ses protégés avaient utilisé l’une de leurs forces: l’échec avant.
«Quand tu essaies de faire des jeux à la ligne bleue, quand ce n’est pas un surnombre, tu avantages l’autre équipe. Elle n’a pas à se défendre et à aller chercher la rondelle sous pression. Il n’y a rien de plaisant à chiper la rondelle, mais ça fait partie d’une recette pour améliorer notre pourcentage de chances de gagner des matchs», a expliqué l’entraîneur-chef.
«C’est un signe de jeunesse. Il y a bien des moments où c’est tentant de faire le jeu. Quand tu es jeune, c’est facile d’être tenté», a imagé St-Louis.

Matheson sur la touche
Aucune nouvelle information n’a été dévoilée dans le cas de Matheson. Mais son absence des deux dernières périodes s’est fait sentir.
«C’est un joueur dominant dans la LNH. Quand il n’est pas sur la glace, ça fait un gros trou. [...] C’est un joueur qui crée beaucoup pour nous et qui joue extrêmement bien contre les gros trios adverses. Perdre un gars comme lui, ça fait toujours mal», a reconnu David Savard.
-Avec Jonathan Bernier