«J’ai dû modifier mon rôle et me démarquer» – David Savard

Mylène Richard
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David Savard ne rêve plus depuis longtemps à l’avantage numérique. Preuve que le rôle du défenseur qui disputera son 800e match régulier dans la LNH jeudi, contre les Kings, a bien changé en 15 ans.
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«Je suis rentré dans la ligue en jouant sur le jeu de puissance. Je suis rendu loin de ça! a lancé l’ancien choix de quatrième tour des Blue Jackets de Columbus, mercredi, après l’entraînement du Canadien. Ça fait partie des échanges, des changements d’équipe, j’ai dû modifier mon rôle et me démarquer pour rester dans la formation chaque soir.»
En 799 rencontres, Savard a touché la cible 53 fois et récolté un total de 227 points. Plus jeune, il avait une touche offensive, comme le prouvent ses 77 points en 64 parties avec les Wildcats de Moncton, à sa dernière saison dans la LHJMQ. Mais les années ont passé et le Québécois de 33 ans est maintenant reconnu pour ses habiletés à bloquer des tirs.
«Si on m’avait dit il y a plusieurs années que j’allais me rendre là, je ne l’aurais peut-être pas cru. C’est le fun de pouvoir aider l’équipe et je vais essayer de le faire le plus longtemps possible», a-t-il souhaité.

Insatisfait
Toutefois, Savard a avoué ne pas être satisfait de son début de saison. En quatre matchs, il présente le pire différentiel du club, à -5, et il a déjà connu deux partenaires à la ligne bleue, soit Lane Hutson, qu’il aurait aimé mieux assister, et Arber Xhekaj.
Et avec l’entrée en scène possible de Jayden Struble, qui est prêt à revenir au jeu après avoir subi une blessure au haut du corps avant l’ouverture de la campagne, les duos pourraient encore être chamboulés.
«Je ne pense pas que j’ai joué mes meilleurs matchs et ils [les entraîneurs] ont essayé de brasser les choses. [...] Je n’ai pas toujours pris les bonnes décisions, des fois je ne suis pas à la bonne place», s’est autoévalué Savard.
Moins utilisé
Le natif de Saint-Hyacinthe a également vu son temps de glace diminuer, passant d’une moyenne de 20min14s par rencontre en 2023-2024 à 16min24s depuis le début du présent calendrier. Conséquence aussi des jeunes qui acceptent plus de responsabilités.
«J’ai très confiance en lui, pas juste ce qu’il fait sur la glace, mais ce qu’il fait sur le banc, dans la chambre, mais on doit faire attention à ne pas le surcharger pour avoir la meilleure version de lui», a assuré l’entraîneur-chef Martin St-Louis.
Le signal d’alarme
Mais Savard est loin d’être le seul responsable des lacunes défensives du CH, qui, comme l’a démontré le collègue Jonathan Bernier, est parmi les pires équipes de la LNH, notamment pour les tirs accordés depuis l’enclave (13,5 par match).
«Ça commence dans la zone offensive quand les cinq joueurs doivent réagir lors d’un revirement, a analysé Matheson. Il faut un signal d’alarme qui rappelle qu’on est maintenant en mode défense, même si on n’est pas dans notre territoire. Plus rapidement cette alarme sera entendue, plus de succès on connaîtra.»