L’effet domino de Brendan Gallagher

Mylène Richard
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Avec l’émergence des jeunes, plusieurs vétérans chez le Canadien ont dû se réinventer. C’est notamment le cas de Brendan Gallagher, qui se signale en ce début de saison.
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«Je ne pense pas que j’ai changé mon style. Le bon mot est probablement “adaptation”. Martin [St-Louis] n’a pas essayé de me changer, mais simplement d’ajouter des cordes à mon arc et il m’a amené à voir le jeu différemment afin de sauter sur les chances qui s’offrent à moi», a nuancé Gallagher, mercredi, au terme d’un entraînement énergique à Brossard, lors duquel les jeux en zone restreinte ont été mis de l’avant, au grand plaisir d’Oliver Kapanen, qui en a mis plein la vue.
Aux côtés de Jake Evans et de Josh Anderson, Gallagher a déjà deux buts à son compteur, en seulement quatre matchs. Mais ce n’est pas seulement à ce chapitre que l’entraîneur-chef observe une différence chez son petit attaquant.
«L’année passée, je l’ai vu toucher des rondelles à des places où il ne le faisait pas souvent avant. Il était toujours autour du filet. Il a maintenant l’air plus confortable en jouant de cette façon. Il est très efficace. Il joue la game, et quand tu joues la game, tu touches à la puck, quand tu touches à la puck, ta confiance monte, quand ta confiance monte, tu produis plus. C’est un gros effet domino», a expliqué St-Louis, qui avait donné congé à ses protégés mardi, au lendemain d’une défaite de 6 à 3 face aux Penguins de Pittsburgh.
La peur de perdre son poste
Gallagher a notamment appris à doser son énergie afin de prolonger sa carrière et de ne pas perdre sa place au sein de la formation. C’est certain que son contrat de 6,5 millions $ pour encore deux autres saisons ne nuit pas.
«Il est un des joueurs les plus compétitifs que je connais, a assuré Evans. Quand les gens ou les adversaires doutent de lui, ça provoque une étincelle. Il joue très bien en ce moment, prouvant à ses détracteurs qu’ils ont tort.»
«Si tu ne penses pas que tu peux te faire voler ta place, c’est là que tu arrêtes de pousser, de travailler, de te développer, d’évoluer. Il n’y a pas un moment dans ma carrière où je n’ai pas eu peur de perdre mon poste», a affirmé St-Louis, pourtant deux fois champion pointeur de la LNH.
Motivation
Gallagher soutient pour sa part que sa motivation première est de gagner, peu importe si son rôle n’est plus le même, comme c’est le cas pour plusieurs vétérans, dont David Savard, Christian Dvorak ou Josh Anderson.
«Ce n’est pas nous qui décidons, ça arrive naturellement. La ligue change, le style de jeu est différent d’il y a 10 ans, et on doit s’adapter. Ce qui n’a pas changé depuis mon arrivée à Montréal, c’est que je veux contribuer au succès de l’équipe», a dit l’Albertain de 32 ans.
Pour Mike Matheson, Gallagher demeure une source d’inspiration.
«Il va toujours y avoir des soirées où ton énergie n’est pas nécessairement à 100%. Quand un gars peut apporter ça à tous les matchs, ça aide les autres à rentrer dans le match mentalement», a souligné le défenseur.
Le joueur de centre Kirby Dach a raté l’entraînement de mercredi afin de subir des traitements.