«Ce serait une honte» - Ryan McDonagh

Jean-François Chaumont
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Victor Hedman a fait sa visioconférence avec un chandail de la Suède. Il faisait un clin d’œil à l’Euro 2020 où les Suédois se retrouvaient à quelques heures seulement d’un duel contre les Ukrainiens en huitièmes de finale.
Hedman n’avait pas sorti son chandail jaune et bleu pour protester contre la possibilité des dirigeants de la Ligue nationale de hockey (LNH) de bouder les Jeux olympiques de 2022 à Pékin.
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Tout juste avant le premier match de la finale, Gary Bettman a mentionné dans une interminable conférence qu’il n’écartait pas l’option de faire un X sur les JO de Pékin en raison des nombreux doutes reliés à la pandémie de la COVID-19. La logistique d’interrompre le calendrier des activités de la LNH pour plus de deux semaines représente aussi un enjeu pour le circuit.
Mais Bettman avait pourtant accepté d’inclure une participation aux Jeux olympiques en échange de plusieurs concessions financières des joueurs pour assurer la reprise des activités à l’été 2020.
«C’est la première fois que j’entends cette nouvelle, a répondu Hedman quand un collègue américain lui a parlé des Jeux olympiques de 2022. Les JO représentent l’un de mes plus grands rêves. Je n’y ai pas encore participé. Ça pourrait être ma dernière chance d’y aller. Je suis triste d’entendre ça. Je veux me concentrer sur la finale de la Coupe Stanley, mais je ne peux m’empêcher d’y penser un peu. J’aimerais avoir la chance de représenter mon pays sur la plus grande scène possible du hockey. J’en rêve depuis toujours.»
Une honte
Ryan McDonagh, qui a connu les Jeux olympiques de Sotchi en 2014 avec l’équipe américaine, a ajouté sa voix à celle de son coéquipier.
«Ce serait une honte si les joueurs n’avaient pas le droit d’y jouer, a souligné le défenseur. Comme jeune joueur, je rêvais de jouer aux JO. Je ne voudrais pas voir un jeune joueur perdre son rêve. C’est une expérience unique, c’est bon pour le hockey. J’espère qu’il y aura une façon de s’entendre.»
Décrit comme un sérieux candidat pour le poste d’entraîneur en chef de l’équipe canadienne, Jon Cooper s’est rangé dans le camp de ses deux défenseurs.
«Je n’ai pas entendu le discours de Gary. Ce serait malheureux si c’était le cas. Je sais que les joueurs dans le vestiaire veulent y aller. C’est un sentiment spécial pour les joueurs. On veut voir les meilleurs contre les meilleurs. Quand tu peux représenter ton pays, c’est toujours une grande fierté. La pilule serait difficile à avaler pour les joueurs.»
- Atteint par un tir du défenseur Jeff Petry lors du premier match de la finale, l’ailier Alex Killorn représentera un cas douteux pour la deuxième rencontre. Cooper a simplement dit qu’il tombait dans la catégorie d’une blessure évaluée sur une base quotidienne. Killorn a fait une seule présence en troisième période.