Tous les résultats
Publicité

«Ce n’est plus un moyen de transport fiable»: elle prend des cours de conduite faute d'autobus vers Trois-Rivières

Il y a sept fois moins de départs d’autobus qui vont d’une région à l’autre qu’il y a 40 ans, selon une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques

À 50 ans, Catherine Lesieur prend des cours de conduite pour rejoindre les rangs des automoblistes tellement le service d'autobus entre régions s'est dégradé.
À 50 ans, Catherine Lesieur prend des cours de conduite pour rejoindre les rangs des automoblistes tellement le service d'autobus entre régions s'est dégradé. Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Photo portrait de Anouk Lebel

Anouk Lebel

2023-11-27T05:00:00Z

Partager

Une Montréalaise qui a toujours pris l’autobus pour aller voir sa famille à Trois-Rivières déplore de voir le service de transport entre régions se détériorer, au point où elle a décidé d'obtenir son permis de conduire à 50 ans.

• À lire aussi: «On est vraiment le parent pauvre du transport en commun»: sept fois moins de départs qu'il y a quarante ans pour les autobus entre régions du Québec

• À lire aussi: «Je suis arrivée cinq fois en retard au travail»: leur autobus ne passe pas faute de chauffeur

• À lire aussi: «J’ai abandonné. L’autobus, c’était juste trop long»: une militante pour le transport en commun se tourne vers la voiture

«Si on manque le dernier autobus en après-midi, il faut attendre le lendemain. Ce n’est pas possible s’il y a une urgence, que ma mère a un malaise. Ce n’est plus un moyen de transport fiable pour se déplacer d’une région à l’autre», déplore Catherine Lesieur.

La résidente d’Ahuntsic a toujours pu se débrouiller sans permis de conduire. Depuis son arrivée à Montréal, il y a 25 ans, elle prend les autocars à partir de la gare Centrale pour aller voir ses amis à Québec et sa famille à Trois-Rivières.

Publicité

Elle n’est pas surprise qu’il y ait sept fois moins de départs d’autobus qui vont d’une région à l’autre qu’il y a 40 ans, selon une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques dévoilée lundi.

Plus cher qu’avant

«Dans les années 1990, il y avait des départs à 7h, 9h, 11h», regrette celle qui vient de souligner son cinquantième anniversaire.

Pour aller vers Trois-Rivières de Montréal, il n’y a plus que trois départs par jour: à 9h30, 13h et 17h30. Lors de son dernier voyage, à la fin de l’été, il lui en a coûté 94,40$ avec les taxes pour un aller-retour.

Photo Agence QMI, Mario Beauregard
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

«C’est plus cher qu’avant. Avant la pandémie, on avait un rabais pour un aller-retour, ça n’existe plus. Il y a un supplément s’il y a des bagages de plus», déplore-t-elle.

Elle a toujours pu se débrouiller sans permis de conduire, mais elle doit se rendre à l’évidence: avec sa mère vieillissante, elle a besoin d’un moyen de transport fiable et flexible pour se rendre d’une région à l’autre.

«Je vais rejoindre les rangs des automobilistes l'an prochain, avec Communauto. [...] Je trouve ça quand même regrettable, surtout à une époque où on essaie de valoriser le transport en commun. Je trouve qu’il y a un gros désinvestissement sur ce plan-là», dit-elle.

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité