«Ce n’est plus un moyen de transport fiable»: elle prend des cours de conduite faute d'autobus vers Trois-Rivières
Il y a sept fois moins de départs d’autobus qui vont d’une région à l’autre qu’il y a 40 ans, selon une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques


Anouk Lebel
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Une Montréalaise qui a toujours pris l’autobus pour aller voir sa famille à Trois-Rivières déplore de voir le service de transport entre régions se détériorer, au point où elle a décidé d'obtenir son permis de conduire à 50 ans.
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«Si on manque le dernier autobus en après-midi, il faut attendre le lendemain. Ce n’est pas possible s’il y a une urgence, que ma mère a un malaise. Ce n’est plus un moyen de transport fiable pour se déplacer d’une région à l’autre», déplore Catherine Lesieur.
La résidente d’Ahuntsic a toujours pu se débrouiller sans permis de conduire. Depuis son arrivée à Montréal, il y a 25 ans, elle prend les autocars à partir de la gare Centrale pour aller voir ses amis à Québec et sa famille à Trois-Rivières.
Elle n’est pas surprise qu’il y ait sept fois moins de départs d’autobus qui vont d’une région à l’autre qu’il y a 40 ans, selon une récente étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques dévoilée lundi.
Plus cher qu’avant
«Dans les années 1990, il y avait des départs à 7h, 9h, 11h», regrette celle qui vient de souligner son cinquantième anniversaire.
Pour aller vers Trois-Rivières de Montréal, il n’y a plus que trois départs par jour: à 9h30, 13h et 17h30. Lors de son dernier voyage, à la fin de l’été, il lui en a coûté 94,40$ avec les taxes pour un aller-retour.

«C’est plus cher qu’avant. Avant la pandémie, on avait un rabais pour un aller-retour, ça n’existe plus. Il y a un supplément s’il y a des bagages de plus», déplore-t-elle.
Elle a toujours pu se débrouiller sans permis de conduire, mais elle doit se rendre à l’évidence: avec sa mère vieillissante, elle a besoin d’un moyen de transport fiable et flexible pour se rendre d’une région à l’autre.
«Je vais rejoindre les rangs des automobilistes l'an prochain, avec Communauto. [...] Je trouve ça quand même regrettable, surtout à une époque où on essaie de valoriser le transport en commun. Je trouve qu’il y a un gros désinvestissement sur ce plan-là», dit-elle.
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