«Ce n’est pas tous les jours qu’on ouvre un nouveau building»: des employés de longue date du Centre Vidéotron sont fiers du chemin parcouru


Vincent Desbiens
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Des employés du Centre Vidéotron mesurent toujours leur chance d’avoir pu participer à l’ouverture d’un nouvel amphithéâtre et d’en avoir vécu les premiers moments, tantôt stressants et tantôt inoubliables.
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«Ce n’est pas tous les jours qu’on ouvre un nouveau building. C’est quand même assez spécial d’avoir pu participer à ça», fait valoir le gérant d’équipement des Remparts de Québec depuis 18 ans, Stéphane Savard, secondé par d’autres employés de la première heure du Centre Vidéotron avec lesquels Le Journal a pu s’entretenir.

L’une d’entre eux, la coordonnatrice aux opérations de match et à l’expérience client, Maripier Puchol, a failli se priver de cette occasion en or il y a maintenant 10 ans.
«On partait d’une petite équipe familiale au Colisée Pepsi à une grosse machine avec AEG Facilities [une multinationale de gestion d’amphithéâtres] et Québecor derrière nous. Bien honnêtement, je ne me voyais pas faire la transition; j’appréhendais le changement, la pression et les attentes. C’est mon patron de l’époque qui a insisté et, 10 ans plus tard, je suis encore là et je me sens d’attaque pour 10 autres!»

Défis d’adaptation
Pour le gestionnaire des opérations du Centre Vidéotron, Jean-Philippe Hébert-Caron, et son équipe, les premières années d’ouverture de l’aréna ont apporté leur lot de défis.
À l’époque employé comme mécanicien, il a dû procéder à une panoplie d’ajustements par rapport à différents aspects techniques à la suite des travaux de construction.
«Les architectes et les ouvriers ont fait le travail au meilleur de leur connaissance, mais il y a une différence entre la théorie et la pratique, confie-t-il. Par exemple, pendant la première série de spectacles de Céline Dion en 2016, on a dû grimper dans les conduits pour complètement retravailler la ventilation, à la demande du metteur en scène. C’était toute une expérience et il nous a chaleureusement remerciés.»

Le travail d’optimisation effectué dans les premières années d’ouverture permet aujourd’hui d’accueillir les plus grandes tournées mondiales dans les meilleures conditions, assure M. Hébert-Caron.
Objectif: salle comble
Si, au rez-de-chaussée, on se réjouit des possibilités techniques que présente un amphithéâtre dernier cri, dans les bureaux des Remparts de Québec, le fait qu’un club junior soit doté d’un aréna du calibre de ceux de la Ligue nationale vient aussi avec son lot de pression.
«C’est notre plus gros défi au quotidien: remplir un aréna de 18 000 places au moins 32 fois par année dans une ligue cyclique où ton équipe passe de l’élite à la reconstruction à tous les quatre ou cinq ans», explique sans détour la gestionnaire marketing des Remparts, Marie-Dominique Morin.

Pour ce faire, son équipe et elle misent de plus en plus sur le fait de montrer les joueurs dans leur quotidien, question que le public ait envie de suivre les Remparts, peu importe leur fiche.
Et gagner une Coupe Memorial en 2023 n’a certainement pas nui.
«Même si l’équipe a plus de difficultés sur le plan sportif, on a la meilleure moyenne d’assistance de toute la Ligue canadienne de hockey chaque année depuis trois ans. Je pense que notre force, c’est de faire de chaque match un événement différent», conclut Mme Morin.
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