Carney n’exclut pas une participation militaire au Moyen-Orient: «C’est plus prudent», dit Yasmine Abdelfadel
TVA Nouvelles
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Le refus du premier ministre Mark Carney d’exclure une participation militaire du Canada est une décision « prudente », selon l’analyste politique Yasmine Abdelfadel.
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Lors du Bilan de mi-journée de jeudi à LCN, celle qui est aussi chroniqueuse au Journal de Montréal s’est dite en accord avec les paroles du chef libéral.
« C’est important de garder toutes les options sur la table, a-t-elle dit. Pas que le Canada a des moyens extraordinaires de pouvoir s’engager dans une guerre, mais il ne peut pas dire aujourd’hui qu’il s’enlève une option alors qu’il ne sait pas de quoi demain est fait. »
« C’est plus prudent aujourd’hui de dire “on ne peut pas l’exclure catégoriquement", a-t-elle ajouté. Ça ne veut pas dire qu’on y réfléchit sérieusement. Mais qu’on se dise les choses telles qu’elles le sont, personne n’attend le Canada dans cette guerre-là. Personne ne se dit ”on aurait besoin du Canada pour gagner ou perdre cette guerre-là. »
Une éventuelle participation du Canada ne pourrait toutefois être que minime, selon elle.
« Il ne s’agit pas de participer à une offensive, avance-t-elle. Il s’agit potentiellement de participer probablement dans une éventuelle coalition à défendre les intérêts de nos alliés dans la région le cas échéant. On est loin de ça. »
« C’est important de dire qu’il n’a jamais ouvert la porte, ne serait-ce qu’un peu, à participer avec les Israéliens et les Américains », a-t-elle continué.
De son côté, le chroniqueur Philippe Léger estime que M. Carney n’a pas le choix d’être prudent, mais que son utilisation de termes peu précis donne lieu à de nombreuses interprétations.
« Ce sont des termes tellement larges qui ne veulent, en définitive, pas dire grand-chose, a-t-il dit. C’est dur de se retrouver là-dedans et de trouver une cohérence. »
Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus