Mark Carney n’exclut pas une participation militaire du Canada à la guerre au Moyen-Orient

Guillaume St-Pierre
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OTTAWA | Avec le conflit qui s’étend au Moyen-Orient et dont la suite est difficile à prévoir, il est impossible d’écarter une éventuelle participation militaire canadienne, croit Mark Carney.
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« On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation », a-t-il lancé aux côtés de son homologue australien Anthony Albanese, à Canberra.
« Nous serons aux côtés de nos alliés », a-t-il ajouté à une question d’une journaliste qu’il a jugé « fondamentalement hypothétique ».
Dans les premières heures des bombardements américains et israéliens sur l’Iran, le premier ministre avait écarté toute participation canadienne.
Le Canada n’a pas aidé à planifier ni n’a été invité à participer aux frappes, avait-il dit.
Mais l’évolution du conflit demeure imprévisible, notamment parce que les objectifs de la guerre lancée par la Maison-Blanche n’ont pas été clairement définis.
« Il y a une distinction entre les actions offensives qui ont été menées et qui sont menées par les États-Unis et Israël. Nous ne participons pas à ces actions, a-t-il spécifié.
« Mais nous défendrons toujours les Canadiens. Et nous serons toujours aux côtés de nos alliés pour les défendre lorsqu’on fera appel à nous », a-t-il ajouté, en rappelant que les derniers jours ont démontré que le conflit peut « largement » s’étendre.
Après avoir appuyé sans réserve les frappes samedi dernier, le gouvernement Carney a passé les derniers jours à clarifier sa position.
Encore mercredi, il a souligné que « les États-Unis et Israël ont agi sans saisir les Nations unies ni consulter leurs alliés, y compris le Canada ».
M. Carney a de nouveau appelé à la désescalade du conflit, une condition essentielle à un cessez-le-feu, a-t-il souligné.
