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Carabins: un défi supplémentaire

Philippe Asselin

2021-08-27T13:54:29Z

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Le premier match d’une saison de football représente toujours un défi. Imaginez que celui-ci se déroule près de deux ans après le dernier match que vous avez disputé et que l’équipe que vous affrontez est composée d’environ 50 % de nouveaux joueurs.

C’est la réalité des clubs de football qui composent le circuit universitaire québécois, comme les Carabins de l’Université de Montréal. Ceux-ci se mesureront au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, samedi, les deux équipes ayant rendez-vous en Estrie.

«Nous n’avons pas vraiment idée de qui se retrouvera sur le terrain devant nous. Nous devons donc nous concentrer sur ce que nous sommes en mesure de faire et de le faire bien», a répondu l’entraîneur-chef Marco Iadeluca, lorsque questionné sur les défis que représente ce premier duel.

De son côté, l’instructeur de la ligne à l’attaque des Carabins, Mathieu Pronovost, a indiqué que son boulot était de prévoir la stratégie de ses rivaux, tout en étant capable de s’adapter rapidement.

«Nous essayons de prévoir. Chaque année, le premier match d’une saison représente un défi. C’est encore plus difficile cette année, car il y a tellement de nouveaux visages dans tous les clubs.»

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«C’est donc un défi de prévoir, mais il faudra aussi être en mesure de s’ajuster rapidement, si nos prédictions n’étaient pas bonnes. Ça amène un peu de fébrilité supplémentaire», a dit Pronovost.

Plus indulgent

En ce qui concerne son équipe, Iadeluca a l’intention d’être indulgent à l’égard de ses athlètes, privés de football en 2020. Le pilote des Bleus n’acceptera cependant pas n’importe quoi.

«Il y a des éléments sur lesquels nous serons stricts, comme la discipline et la connaissance du cahier de jeux. Nous avons quand même eu trois semaines de camp d’entraînement. Cela étant dit, il va y avoir des erreurs physiques. Quand ça fait deux ans que tu n’as pas plaqué quelqu’un, il est possible que tu rates un plaqué. Nous serons un peu plus indulgents.»

Du côté des joueurs, on a louangé le boulot abattu par le personnel d’entraîneurs des Carabins.

«Ça ajoute un petit défi aux entraîneurs, mais nous avons tellement un beau personnel d’entraîneurs ici, a exprimé le vétéran François Bessette. En attaque, nous avons trois "coachs" qui pourraient tous être des coordonnateurs offensifs. Ils nous ont préparés comme si nous n’avions jamais arrêté de jouer.»

Pas de décision

En milieu de semaine, Iadeluca n’avait toujours pas pris sa décision concernent l’athlète qui sera son quart-arrière partant pour l’affrontement contre le Vert & Or.

Rappelons que le vétéran Dimitri Morand et le joueur de première année Jonathan Sénécal se livrent une chaude lutte depuis le début du camp d’entraînement.

«Ça va se jouer probablement dans les derniers moments de la semaine, a affirmé Iadeluca. C’est une super belle compétition. Les deux performent très bien.»

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Ethan Makonzo est en mission

Retranché assez rapidement du camp d’entraînement des Alouettes de Montréal, Ethan Makonzo aurait pu décider de mettre le football derrière lui et de passer à la prochaine étape de sa vie.

Cela n’a toutefois pas effleuré l’esprit du demi défensif une seule seconde. Le Montréalais de 25 ans plutôt décidé de se relever les manches et de retourner au niveau universitaire avec les Carabins de l’Université de Montréal.

«J’ai la chance et l’opportunité de pouvoir revenir chez les Carabins. J’en suis très heureux et ça fait du bien d’être de retour. Juste pouvoir remettre mes crampons et mon casque me comble de bonheur», a exprimé Makonzo, lorsque rejoint au téléphone.

Accepter le choix des Moineaux n’a cependant pas été facile pour celui qui se décrit comme un «vrai mauvais perdant».

«Je peux avouer que j’ai été triste et déçu d’avoir été "coupé" par les Alouettes, mais je prends ça comme une leçon. J’ai énormément appris, malgré le peu de temps que j’ai été là-bas.»

Transmettre ses acquis

Une fois la déception un peu atténuée, Makonzo a réalisé qu’il pouvait prendre l’expérience qu’il a emmagasinée avec les «Als» pour aider ses coéquipiers chez les Bleus.

«J’ai l’intention de transmettre ce que j’ai appris avec les Alouettes à mes coéquipiers des Carabins, particulièrement ceux qui rêvent de jouer chez les professionnels, a-t-il affirmé. Je veux les aider à se préparer mentalement, car c’est vraiment ça qui fait la différence.»

«La mentalité des joueurs est tellement différente chez les pros, a poursuivi le produit des Spartiates du Vieux-Montréal. Tout le monde est là pour être le numéro 1. Tu n’as donc pas le choix de suivre la parade.»

Un levier

Sur une note plus personnelle, Makonzo souhaite utiliser la saison universitaire 2021 comme un levier pour son futur, lui qui n’a réellement pas l’intention d’abandonner ses aspirations de pratiquer le métier de footballeur.

«Ils ont toujours mes droits, ce qui signifie que j’ai encore une chance là-bas, a-t-il dit en parlant des Alouettes. S’il y a d’autres portes qui s’ouvrent pour moi, comme la NFL par exemple, je suis très ouvert à ça.»

«J’ai hâte de pouvoir jouer au football et de revivre le sentiment d’être dans un match», a ajouté le choix de sixième tour des «Als» au dernier repêchage de la Ligue canadienne de football.

«J’ai l’intention de dominer cette année, mais également d’en profiter davantage pour apprendre. Je crois qu’on n’a jamais fini d’apprendre. Je veux toujours être un meilleur joueur.»

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