Camille Estephan: de la boxe au hockey

Kevin Dubé
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Après Pascal Dupuis, en mai dernier, les Cataractes de Shawinigan ont ajouté un autre gros morceau à leur groupe d’actionnaires, mercredi, en annonçant que le promoteur d’Eye of the Tiger Management Camille Estephan ainsi que sa fille, Emmanuelle, se joignaient à eux.
Ensemble, ils détiendront «tout près de 5 %» des parts des Cataractes devenant ainsi le 18e actionnaire de l’organisation.
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«Vous me connaissez à cause de la boxe, qui est une grande passion, mais je peux vous dire que le hockey est une plus grande passion encore pour moi. En tant qu’immigrant, arrivé au Québec en 1986, la première chose que j’ai vue à la télévision c’était un match du Canadien de Montréal contre les Bruins de Boston. J’ai eu la piqûre et ça fait en sorte que j’ai pu m’adapter et devenir un citoyen québécois et canadien», a mentionné Camille Estephan lors d’un point de presse virtuel à Shawinigan, mercredi, ajoutant un peu plus tard vouloir «mettre la main à la pâte pour faire rayonner Shawinigan et les Cataractes et aller chercher une coupe Memorial».
Association naturelle
La relation d’affaires entre les Cataractes et Eye of the Tiger Management ne date pas d’hier.
La compagnie d’Estephan a déjà organisé plusieurs galas de boxe au Centre Gervais Auto, dont celui mettant en vedette Simon Kean et Adam Braidwood qui constitue l’un «de mes plus beaux souvenirs dans la boxe», ajoute le promoteur.
«J’avais déjà lancé ça comme ça à Camille il y a dix-huit mois, plus à la blague qu’autre chose, a raconté le président de l’équipe, Roger Lavergne. C’était un souhait, mais je ne pensais pas que Camille embarquerait. Pourtant, la relance est venue de lui. Quand il m’a demandé ce qui arrivait avec les parts, on a mis ça en marche. On est enchanté d’ajouter Camille au groupe.»
Pôle stratégique
Cette nouvelle association se veut également stratégique pour Estephan qui espère tenir encore plus de galas de boxe dans la Cité de l’énergie.
«Le gala Kean-Braidwood, on avait plusieurs choix. On pouvait aller à Montéal, Québec ou Shawinigan et on a choisi Shawinigan à cause des gens d’ici.
C’était la bonne décision.
Elle était audacieuse, mais on n’a jamais regretté et on veut continuer à bâtir ensemble.
«On veut faire le plus possible de gala ici. Ça dépendra des combats qu’on peut organiser, mais ça consolide ça et c’est un message d’intention de faire de Shawinigan notre château fort de la boxe», a-t-il assuré.