Un débat sur Galchenyuk met le feu aux poudres à «JiC»
TVA Sports
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Alex Galchenyuk relancera-t-il sa carrière à Toronto? La question a été très intensément débattue, mercredi, à l’occasion du maintenant traditionnel segment «Les Recrues», présenté lors de l’émission «JiC».
Anthony Martineau et Nicolas Cloutier, deux journalistes de la chaîne TVA Sports, avaient tous les deux une opinion bien différente concernant la suite des choses pour l’ancien des Canadiens. Tous les éléments étaient donc réunis pour un débat qui fut... explosif au possible.
Voyez l'intense segment dans la vidéo ci-dessus.
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Martineau, qui croit que «Chucky» pourra remettre sa carrière sur les rails dans la Ville Reine, a ouvert la discussion.
«J’ai parlé cette semaine à six intervenants (Jean-Jacques Daigneault, Daniel Brière, Mike Weaver, Trevor Letowski, Dan Lacroix, Alexandre Renaud) qui ont côtoyé de très près Alex Galchenyuk sur une base quotidienne pendant plusieurs années. Leur constat est unanime : l’attaquant, si on lui donne une véritable chance de se faire valoir, peut encore accomplir de grandes choses.
«Pourquoi j’insiste sur le terme "véritable chance"? Tout simplement parce qu’il n’en a pas eu depuis son départ de l’Arizona! Ce n’est pas plus compliqué que ça! Le temps de glace moyen de Galchenyuk à Pittsburgh, au Minnesota et à Ottawa a été de 11 min 58 sec. 11 min 58 sec!
Le journaliste y est ensuite allé d’un intéressant parallèle, qui porte à réflexion.
«Au cours des deux dernières saisons, Alex Galchenyuk a été moins utilisé que des gars comme Riley Nash, Chris Wagner et Drake Caggiula. Voulez-vous bien me dire sans rire comment vous voulez que Galchy marque des buts sur une base régulière quand il est moins utilisé que Riley Nash? Je suis extrêmement curieux!»
Un jeu généralement erratique
Visiblement piqué au vif par la question de Martineau, Nicolas Cloutier a pris la parole en lui décochant une petite flèche.
«Mon ami croit visiblement aux licornes! Je peux vous dire que Galchenyuk est mauvais sans la rondelle, mais vous le savez tous. Mais je vais aussi vous dire qu’il a un différentiel combiné de -61 depuis 2017. Et tant qu’à être sur son cas, parlons aussi de la technique de patinage très déficiente de Galchenyuk. Il patine très large, ce qui le limite énormément dans son dynamisme et ses changements de direction.
«Son sens du hockey est également en deçà de la moyenne. Il prend de mauvaises décisions avec la rondelle. Ces traits sont très difficiles à corriger à 27 ans. Je dirais que Toronto est la dernière destination de Galchenyuk avant Minsk ou Omsk... Vous avez compris le concept!»
Jean-Charles Lajoie a alors senti le besoin d’intervenir. Pour lui, Galchenyuk a pris un retard significatif sur le calibre de jeu actuel de la LNH.
«Il semble incapable de rattraper ce retard», a d’ailleurs verbalisé l’animateur.
Anthony Martineau a alors repris la parole.
«Ton avis est partagé par plusieurs, JiC. Moi, toutefois, je préfère me baser sur l’opinion de gens qui ont vraiment côtoyé Galchenyuk au cours de leur carrière. Justement, un gars comme Jack Han, qui est un ancien analyste du développement des joueurs pour les Maple Leafs, a indiqué pas plus tard qu’aujourd’hui qu’il voyait Alex Galchenyuk se faire une place sur un troisième ou un quatrième trio à Toronto.
«Écoutez-moi bien : je ne veux pas qu’on dise de l’Américain qu’il est un potentiel sauveur. Mais si ce gars-là se retrouve sur un troisième trio et a des minutes de qualité sur un deuxième avantage numérique, je suis persuadé qu’il peut aider. Est-ce vrai, les gars, que Chucky a l’un des meilleurs tirs sur réception de la LNH? Je pense que c’est vrai, moi! Donnons-lui une vraie chance et on le critiquera après!»
Le ton monte
Nicolas Cloutier a, à ce moment, pris la balle au bond.
«Je savais que tu allais me parler du temps d’utilisation. Ce n’est pas ça, le problème! Si on regarde le classement des meilleurs pointeurs par tranche de 60 minutes depuis son départ de Montréal, Galchenyuk est 258e chez les attaquants à forces égales! Conclusion : il n’est pas efficace dans les rares minutes qui lui sont attribuées. Le Wild, qui avait un besoin criant au centre, n’est jamais parvenu à lui trouver une utilité. Les Coyotes non plus et ils avaient grandement besoin de renfort à l'attaque!»
Ces dernières phrases ont dérangé Martineau. Le ton est alors monté.
«Tu me parles vraiment du Wild? Il n’a pas été utilisé! Et en Arizona, il a terminé la saison au premier rang des buteurs du club avec une équipe qui ne disposait d’aucun joueur pour l’alimenter. Avec les Coyotes, on lui offrait des minutes de qualité et il a été le meilleur buteur de l’équipe!
«Je suis désolé les gars, mais avec 12 minutes de temps de glace, tu ne peux rien faire! Arrêtez de me parler de buts et de passes quand le gars joue 12 minutes! C’est vraiment trop facile de sortir un argument du genre! Demande-t-on à Drake Caggiula de marquer 20 buts par année? Pas du tout! Alors je me répète, mais donnons une chance à Galchenyuk!»
«Une opportunité? Les choix de premier tour ont neuf vies et Galchenyuk les a toutes prises!», a répliqué Cloutier.
«Ce ne sont pas des vraies vies qu’on lui a donné!», de répondre Martineau.
Le segment a alors pris fin, mais les deux journalistes en avaient visiblement encore beaucoup à dire.
«On va finir ça à l’extérieur, a promis Cloutier. Je suis trop remonté, là!»
«Ça tombe bien, j’ai mes gants de boxe juste derrière. C’est loin d’être fini!», a conclu Martineau à la blague.
La prochaine confrontation entre les deux journalistes est prévue mercredi prochain, 17h15, toujours dans le cadre de l’émission «JiC».
Comme le dirait justement Jean-Charles Lajoie : «"Les Recrues", tu ne veux pas manquer ça!»