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«Ça m’a un peu déçu» -Xavier Ouellet

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2021-01-23T03:16:11Z

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Au moment d’annoncer les joueurs qui formeraient son équipe de réserve, Claude Julien avait pris soin de préciser que rien n’était coulé dans le béton. Que des jeunes comme Ryan Poehling et Cale Fleury avaient besoin de voir de l’action et que, par conséquent, ils pourraient très bien être renvoyés à Laval lorsque la saison du Rocket s’amorcerait.

Dans des circonstances normales, on peut se demander s’ils auraient amorcé la campagne au sein de la formation officielle de 23 joueurs.

Est-ce que la direction de l’équipe n’aurait pas plutôt préféré envoyer les deux jeunes joueurs pour suivre leur apprentissage avec Joël Bouchard?

En lieu et place, n’aurait-on pas plutôt retrouvé Xavier Ouellet et Alex Belzile, qui ont défendu honnêtement les couleurs du Tricolore dans la bulle torontoise lors du tournoi éliminatoire?

Évidemment, il y a longtemps que les deux vétérans ont compris qu’il valait mieux ne pas trop se faire de bile avec des décisions sur lesquelles ils n’ont aucune emprise, sauf celle de donner le meilleur d’eux-mêmes.

«Ça m’a un peu déçu, mais on m’a informé qu’il y aurait beaucoup de mouvement de personnel cette année. C’est une saison difficile à prévoir, alors vaut mieux y aller une journée à la fois», a indiqué Ouellet, en marge de l’ouverture officielle du camp du Rocket.

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«En ce moment, je suis ici. On pratique au Centre Bell. Je ne perds pas mon temps. On verra ce qui arrivera. Je reste prêt», a ajouté celui qui agira de nouveau à titre de capitaine du Rocket.

«Je m’améliore chaque année»

Belzile, pour sa part, avait surpris un peu tout le monde en convainquant Claude Julien de lui faire revêtir l’uniforme du Canadien pendant six des dix matchs du tournoi éliminatoire. Six rencontres au cours desquelles, malgré un temps de jeu limité, il avait bien fait.

Toutefois, il semble que ça n’ait pas été suffisant pour convaincre Marc Bergevin, qui a fait signer des contrats à Michael Frolik et à Corey Perry, deux vétérans de renom, pour assurer une profondeur dans l’équipe de réserve en cas de besoin.

«Ce sont des choses que je ne contrôle pas. Les saisons sont longues. Plusieurs choses peuvent arriver, particulièrement dans une année comme celle-ci, a déclaré Belzile. Je ne considère pas que je suis un moins bon joueur que celui que j’étais l’an passé. Au contraire, je m’améliore chaque année. J’ai prouvé que je pouvais jouer dans la LNH et que mon trio pouvait être dominant.»

On peut le comprendre. Outre ces deux anciens champions de la Coupe Stanley, le directeur général a garni sa formation de Tyler Toffoli (un autre ancien gagnant du précieux trophée) et de Josh Anderson. Ça fait beaucoup de circulation devant.

«Miser sur de la profondeur, c’est très positif pour une organisation. Ce n’est pas toutes les équipes qui en ont autant que le Canadien. On voit les résultats sur la patinoire», a souligné l’attaquant de 29 ans.

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Guhle et Mysak au camp

Au terme du camp du grand club, Ouellet et Belzile ont continué de s’entraîner en compagnie de leurs coéquipiers du Rocket, sous les ordres de Bouchard.

Ce dernier, jamais à court d’éloges quand vient le temps de parler de ces deux joueurs, en a rajouté une couche vendredi après-midi.

«Ils ont une attitude extraordinaire. C’est la raison de leurs succès. Les deux ont joué dans la bulle l’été passé. Ils regardent l’équipe de réserve et, au lieu de se demander pourquoi ils ne s’y trouvent pas, ils travaillent et veulent s’assurer d’être prêts. Et ils le seront si jamais ils reçoivent l’appel», a indiqué l’entraîneur du Rocket.

Bouchard accueille 32 joueurs au camp du Rocket, qui se déroulera principalement au Centre Bell. Du nombre, on retrouve Kaiden Guhle et Ian Mysak.

Choix de 1er et de 2e tours du Canadien au dernier repêchage, les deux patineurs de 18 ans sont toujours d’âge junior. Ils ont obtenu la permission de se joindre au Rocket en raison de l’inactivité des circuits juniors canadiens où ils évoluent.

Calendrier disparate

Par ailleurs, la Ligue américaine a confirmé que sa saison régulière se mettrait en branle le 5 février en publiant un calendrier sommaire de la campagne à venir.

Un calendrier disparate dans lequel certaines équipes joueront 44 matchs, d’autres 24 et d’autres encore, 36. Pendant ce temps, les équipes canadiennes attendent toujours de savoir qui seront leurs adversaires.

«On se trouve dans une pandémie. En ce moment, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas normales. On n’aurait jamais pensé vivre un couvre-feu au Québec, a rappelé Bouchard. On vit quelque chose de différent et notre but est de s’adapter. C’est normal que les informations sortent au compte-gouttes.»

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