Auger-Aliassime profite de l'abandon de Kyrgios
Mathieu Boulay
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Le tennisman québécois Félix Auger-Aliassime a profité de l’abandon en deuxième manche de son adversaire Nick Kyrgios pour atteindre les huitièmes de finale à Wimbledon, samedi.
Au terme de la deuxième manche remportée 6-1 par le Québécois, l’Australien a annoncé au thérapeute et à l’arbitre qu’il ne pouvait pas poursuivre le match.
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Il s’est étiré un muscle à l’abdomen au cinquième jeu du match. Avec un pointage de 4-2 en sa faveur en première manche, il a demandé un arrêt médical pour traiter la douleur. Le traitement lui a permis de gagner le set au compte de 6-2.
Toutefois, ce fut temporaire. La douleur est revenue en force lors des jeux suivants et elle était tellement intense qu’il avait de la misère à servir en deuxième manche.
«J’ai ressenti la douleur à 4-1 et 15-15, a expliqué Kyrgios. Lorsque j’ai effectué mon premier service, j’ai senti une douleur intense du côté gauche de mon abdomen. J’ai déjà subi le même type de blessure à l’époque où j’évoluais chez les juniors.»
«Puis, lors d’un coup droit, j’ai réalisé ce qui se passait et je savais que j’étais dans le pétrin. C’était une douleur aiguë. Pourtant, je me sentais en grande forme avant le match. Les blessures font partie du sport.»
«Par contre, il (Auger-Aliassime) est tout un joueur. C’est un professionnel. Il va réaliser de grandes choses.»
Faux départ
Quel aurait été le dénouement de ce match sans la blessure à Kyrgios? Difficile à dire. Auger-Aliassime a connu une mauvaise première manche avec trois bris de service, quatre doubles fautes et 11 fautes directes.
Toutefois, il a retrouvé ses repères en deuxième manche alors que l’état de son adversaire se détériorait. Ses services et ses coups sortaient mieux.
«À mesure que le match avançait, j’étais plus détendu et j’ai commencé à mieux jouer, a expliqué Auger-Aliassime. J’ai connu un départ difficile avec mon service.»
«La température était plus fraîche. J’ai dû m’adapter aux conditions qui ne m’étaient pas favorables au début. Toutefois, tout est revenu à la normale lors du premier point de la deuxième manche. Je jouais au même niveau que lors des dernières semaines.»
«C’est dommage qu’il (Kyrgios) ait dû se retirer, mais de mon côté, je jouais de mieux en mieux. J’aurais aimé finir le match et gagner à la régulière. Le plus important, c’est de pouvoir passer au tour suivant.»

Contre Zverez
Au quatrième tour, Auger-Aliassime aura une grosse pointure devant lui: Alexander Zverev. Le Québécois n’a jamais battu l’Allemand depuis son passage chez les professionnels (0-3).
«Ce sera un gros défi, a souligné le 16e favori du tournoi. Je ne l’ai jamais battu. C’est la première fois qu’on s’affrontera dans un tournoi du Grand Chelem.
«Ce sera intéressant de l’affronter dans un duel au meilleur de cinq manches. Je me sens bien et je sais que c’est la même chose pour lui. Il est sans aucun doute l’un des meilleurs joueurs de notre génération.»
Zverev est un excellent serveur. C’est un joueur qui est difficile à briser malgré ses récents déboires sur sa deuxième balle.
«Tout le monde parle de ça, mais je crois qu’il faut retenir qu’il est l’un des meilleurs serveurs sur le circuit, a analysé le protégé de Fred Fontang. Lorsque la balle est en jeu, il est très solide. Il possède aussi un excellent revers, l’un des meilleurs.»
«Je vais devoir trouver des façons de me créer des opportunités. Pour cela, je vais devoir conserver mon propre service et de jouer de façon agressive.»