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Ann-Renée Desbiens est ignorée pour le titre de gardienne de l’année dans la LPHF

Ann-Renée Desbiens lors d'un match face à Boston, le 9 mai, à la Place Bell de Laval.
Ann-Renée Desbiens lors d'un match face à Boston, le 9 mai, à la Place Bell de Laval. Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-05-22T22:25:53Z

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Même si Ann-Renée Desbiens et Elaine Chuli ont formé le meilleur duo cette saison dans la Ligue professionnelle de hockey féminin, aucune des deux n’est finaliste au titre de gardienne par excellence du circuit.

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C’est plutôt Kristen Campbell de Toronto, Aerin Frankel de Boston et Corinne Schroeder de New York, qui ont été retenues.

Desbiens a connu une campagne en dents de scie. Elle l’a même avoué, elle a «retrouvé sa game» au Mondial, quand elle a aidé les Canadiennes à être sacrées championnes aux dépens des Américaines, en avril.

La Québécoise qui a célébré ses 30 ans lors de ce tournoi est revenue en force, donnant chaque fois une chance à Montréal de l’emporter.

Mais au terme de la saison, sa moyenne de buts alloués de 2,28 et son taux d’efficacité de ,923 l’ont classée sixième et cinquième de la LPHF.

Quant à son auxiliaire, Chuli, elle a dominé la ligue avec des statistiques de 1,61 et ,949. L’Ontarienne, qui avait signé un contrat d’un an seulement, n’a toutefois disputé que huit matchs, ce qui était insuffisant pour être considérée parmi les finalistes.

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Elaine Chuli durant l'échauffement d'avant-match, le 9 mai, à la Place Bell.
Elaine Chuli durant l'échauffement d'avant-match, le 9 mai, à la Place Bell. Photo Martin Chevalier

Exceller malgré la pression

Campbell, qui était la troisième gardienne du Canada au Championnat du monde, a vu beaucoup plus d’action à Toronto, participant à 22 des 24 rencontres régulières des siennes, ayant notamment le dernier mot au Centre Bell, le 20 avril. La Manitobaine de 26 ans s’est illustrée avec des chiffres de 1,99 et ,927, guidant la formation de la Ville Reine vers le sommet du classement de la LPHF.

Elle a dominé avec 16 victoires, sept de plus que sa plus proche poursuivante, Emerance Maschmeyer, d’Ottawa, et trois jeux blancs. Campbell a excellé sous la pression, étant invaincue en prolongation ou en fusillade durant le calendrier régulier.

Kristen Campbell a réalisé tout un arrêt devant Laura Stacey, le 20 avril, au Centre Bell.
Kristen Campbell a réalisé tout un arrêt devant Laura Stacey, le 20 avril, au Centre Bell. Photo MARTIN ALARIE

«Un mur de briques»

Pour sa part, Frankel a fini troisième pour la moyenne (2,00) et le taux d’efficacité (,929). Les partisans de Montréal ont pu constater tout son talent au premier tour éliminatoire, elle qui avait aussi excellé au Mondial avec les États-Unis. Marie-Philip Poulin l’a même comparée à «un mur de briques», puisque Frankel n’a cédé que quatre fois devant l’équipe québécoise lors des trois matchs de la demi-finale.

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En 18 duels, dont 17 départs, l’Américaine de 24 ans a signé huit gains. Elle a remporté trois de ses quatre dernières sorties, dont l’ultime face à Montréal, pour permettre à Boston d’obtenir son billet pour les séries.

Aerin Frankel frustre Kristin O'Neill lors du premier match des séries, le 9 mai, à la Place Bell.
Aerin Frankel frustre Kristin O'Neill lors du premier match des séries, le 9 mai, à la Place Bell. Photo Martin Chevalier

Finalement, Schroeder a écrit l’histoire de la LPHF en signant le premier blanchissage de la ligue le 1er janvier contre Toronto. Ayant fait face à 511 lancers en seulement 15 parties, la Manitobaine de 24 ans a affiché des statistiques de 2,40 et ,930. Sa moyenne de 31 arrêts par match n’a cependant pas suffi, car New York a terminé au dernier rang.

 

Corinne Schroeder regardant une reprise à l'écran géant pendant un affrontement face à Montréal, le 10 janvier, à Elmont, dans l'État de New York.
Corinne Schroeder regardant une reprise à l'écran géant pendant un affrontement face à Montréal, le 10 janvier, à Elmont, dans l'État de New York. Getty Images via AFP

▶ La gagnante sera connue en juin.

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