Aigles de Trois-Rivières : Nathan Landry amène son expérience acquise chez les Red Sox


Benoît Rioux
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Discret et humble de nature, le Québécois Nathan Landry ne le formule pas ainsi, mais personne ne pourra jamais lui enlever le fait d’avoir évolué dans l’organisation des Red Sox de Boston.
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Âgé de 25 ans, le lanceur gaucher fait contre mauvaise fortune bon cœur, alors qu’il pourrait bientôt devenir une vedette locale pour les Aigles de Trois-Rivières, dans la Ligue Frontière. Libéré par le baseball affilié en août dernier, Landry avait complété son été dans l’uniforme des Aigles avant de s’entendre à nouveau avec l’équipe, il y a quelques semaines, en vue de la saison 2025.
«Je suis reconnaissant de la chance que j’ai eue, résume simplement Landry, à propos de son séjour d’un peu plus de deux ans dans les filiales des Red Sox après avoir été sélectionné en 15e ronde au repêchage de 2022. C’est sûr que je suis déçu, je suis quelqu’un de compétitif, c’est dommage parce que je voyais une progression...»
«C’est une business et après le repêchage, en juillet dernier, les Red Sox devaient faire de la place pour accueillir de nouveaux espoirs, a-t-il expliqué, avec lucidité. Il y a une grosse marche entre le A-fort et l’étape suivante, j’aurais aimé ça, mais les Red Sox ne me voyaient pas monter plus haut.»
Dans un petit Fenway Park
Le mois précédant sa libération, Landry avait même réussi sept retraits au bâton dans un seul et même match, à domicile, pour le Drive de Greenville. Amené en relève pendant quatre manches, il avait mis le feu au Fluor Field, devant plus de 6000 partisans de cette ville de la Caroline du Sud, en déjouant les frappeurs des Tourists d’Asheville.
«J’ai vraiment adoré jouer à Grenville, où le stade est comme un petit Fenway Park, avec le monstre vert au champ gauche, a confié Landry. L’ambiance était souvent électrisante alors que les partisans étaient nombreux.»
Dans la dernière année, Landry a passé 48 frappeurs dans la mitaine en 46 manches et un tiers dans l’uniforme du Drive. Il a cependant manqué parfois de contrôle, allouant 27 buts sur balles et atteignant huit adversaires.
«J’ai trouvé ça un peu bête d’apprendre la nouvelle alors qu’on revenait tout juste d’un voyage de deux semaines sur la route», a avoué le Québécois, se montrant néanmoins très compréhensif face à la décision des Red Sox de le libérer.
Un équilibre de vie
Désormais établi à Trois-Rivières, Landry embrasse ce que la vie lui offre et ne perd pas le sommeil en rêvant à un possible retour dans le baseball affilié.
«Je suis un gars qui vit beaucoup dans le présent et je n’aborde pas la prochaine saison avec des objectifs précis, a-t-il indiqué. Le but est de faire du mieux que je peux avec les Aigles et on verra où ça peut me mener.»
Originaire de Victoriaville, Landry assure par ailleurs trouver en Mauricie un certain équilibre dans sa vie, lui qui est co-propriétaire du centre intérieur Baseball 360 à Trois-Rivières en plus d’occuper le rôle d’entraîneur des lanceurs au sein de l’ABC féminin. Le temps est venu pour lui de partager son expérience, lui qui avait d’ailleurs aussi joué à Trois-Rivières dans la Ligue de baseball junior élite du Québec avant de fréquenter l’Université du Missouri, dans la NCAA.
«Nathan apporte une belle expérience après son passage dans l’organisation des Red Sox, a souligné le président des Aigles, René Martin, au moment d’annoncer la récente signature de Landry avec le club de la Ligue Frontière. En prime, Nathan est déjà très bien impliqué dans la communauté. C’est assurément un très gros atout pour notre organisation!»