À seulement 17 ans, Jade Mathieu se démarque à «La Voix» avec une reprise de Céline Dion
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Samuel Pradier
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Rien ne semble déstabiliser Jade Mathieu. Elle a réellement impressionné son coach, lors des Qualifications, en réinterprétant une chanson de Céline Dion. À seulement 17 ans, elle semble promise à un bel avenir dans le milieu de la musique.
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Jade, dans quel état d’esprit as-tu abordé les Qualifications ?
C’était une étape vraiment difficile. Il y avait beaucoup de stress au sein de l’équipe, parce qu’on est rendus comme une petite famille. C’était beaucoup de pression de savoir qu’il y en a juste deux qui restent pour la demi-finale. On était tellement connectés les uns aux autres qu’on trouvait difficile de se laisser aller. De mon côté, quoi qu’il arrive, j’allais être contente et fière de moi.
Mario t’a proposé de reprendre D’abord, c’est quoi l’amour, de Céline Dion. Est-ce un répertoire qui t’est familier ?
J’ai grandi avec Céline, c’est avec elle que j’ai commencé à chanter. J’ai grandi avec ses chansons. En les pratiquant, c’est un peu la manière dont j’ai appris à chanter. J’ai donc certaines similitudes avec elle quand je chante. D’ailleurs, c’est toujours difficile, quand tu chantes du Céline Dion, de s’éloigner de son interprétation. En plus, si tu lui ressembles trop, on va dire que tu l’imites. Si tu t’en éloignes trop, les gens vont dire que tu n’es pas à sa hauteur. Il faut arriver à un niveau qui est assez entre les deux. J’ai trouvé ça assez difficile, mais j’ai essayé d’interpréter la chanson à ma manière, en y donnant ma personnalité. C’était vraiment un gros défi.
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Tu as prouvé que tu aimes chanter, à travers cette interprétation, mais qu’est-ce qui te plaît dans le chant ?
Depuis que je suis petite, je chante. Chanter, c’est ce qui me rend heureuse, ce qui me donne le sourire. Je ne passe pas une journée sans chanter. Je fais ça pour moi, parce que ça me permet d’exprimer comment je me sens, de relâcher les émotions d’une autre manière qu’en parlant... Je trouve que c’est une bonne manière pour dire explicitement quelque chose, pour exprimer des ressentis ou des émotions. Je ne sais même pas comment dire à quel point j’aime ça, parce que c’est tellement ma vie, chanter ! Je ne sais pas ce que je ferais sans cela.
À 17 ans, tu as déjà une longue expérience, avec notamment The Voice Kids en France, Canada’s Got Talent et plein d’autres concours. Est-ce que toutes ces expériences t’ont permis de t’améliorer ?
Ça m’a surtout permis d’avoir confiance en moi et de me faire confiance dans ce que je fais. Ça m’a aussi permis de grandir, d’être plus mature, de connaître un peu plus le contexte du show-business, la réalité de la vie d’artiste... Pour l’instant, il n’y a rien qui m’ait donné envie d’en sortir ! (rires) J’ai même encore plus envie de faire ça dans la vie. Je sais que c’est difficile de faire carrière, mais c’est ce qui me motive encore plus, parce que ce n’est pas tout le monde qui y arrive.
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Pourquoi étais-tu si émotive lorsque tu as pris la chaise de Maïka ?
C’est une fille incroyable et authentique, et j’ai eu beaucoup de plaisir avec elle. Elle a un grand cœur et une belle âme, et elle méritait vraiment sa place. Ça me faisait de la peine de prendre sa chaise. Autant j’étais heureuse de passer, autant j’étais vraiment très triste. Cette étape de la Chaise musicale était vraiment crève-cœur. Je la voyais aussi comme une grande sœur. On a tous appris des uns et des autres dans ce contexte de La Voix.
Tu as déjà dit qu’à cause de ton TSA, les lumières, le public et le bruit étaient difficiles pour toi. Comment fais-tu quand tu montes sur scène ?
Toutes ces affaires-là m’irritent dans la vie du quotidien. Mais quand je suis sur une scène et que je chante, je suis tellement dans ma chanson et dans les émotions que plus rien n’existe. Avant de rentrer sur la scène, je suis hyper stressée ; dès que je suis en place, le stress s’en va et je suis heureuse. Je veux juste avoir le plus de fun possible.

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À quelques semaines de la fin de La Voix, prépares-tu la suite ?
Je suis déjà bookée dans plusieurs festivals, où je vais me produire avec mon band. Je vais faire des reprises et chanter mes propres chansons aussi. J’essaie d’écrire pour en sortir le plus rapidement possible après l’émission. Mais j’aimerais aussi faire de la comédie musicale, travailler dans le milieu du cinéma... J’ai d’ailleurs une nouvelle chanson, Vivre pour soi, qui sort le 27 mars sur les plateformes musicales, en collaboration avec Jamais trop tôt, dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby. Ce n’est pas moi qui ai écrit la chanson, mais elle a été composée pour moi.
As-tu de l’expérience en comédie musicale ?
Je fais des spectacles de K-pop où j’interprète le personnage de Rumi. J’ai déjà chanté devant plus de 20 000 personnes dans ce rôle, dans les dernières semaines. C’est un peu mon travail en dehors de La Voix et de l’école.
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