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Comment «Antigang» a changé la carrière de Rose Choinière

Alicia Bélanger-Bolduc

2026-03-19T10:00:00Z

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Si son visage et son nom vous disent quelque chose, c’est que Rose Choinière fait partie de la distribution de la quotidienne Antigang, où elle interprète Mélanie, la fille de la famille de criminels jouée par Léane Labrèche-Dor et Sébastien Ricard. À 21 ans, décrocher un rôle dans une quotidienne, c’est marquant dans une jeune carrière.

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Commençons par parler de l’expérience Antigang.

C’est vraiment cool. À la base, on m’avait offert un rôle qui ne devait durer qu’une scène. Comme c’est une quotidienne et que les textes ne sont pas écrits très longtemps d’avance, on a finalement décidé d’intégrer davantage mon personnage à la trame narrative. L’équipe est formidable. Ça va très vite, mais tout le monde s’entend bien, la communication est fluide et les réalisateurs sont super.

Comment as-tu trouvé ta première journée de tournage sur le plateau ?

J’étais très stressée, parce que je sais à quel point le rythme des quotidiennes est rapide. Au départ, je n’étais engagée que pour une journée, alors je voulais être parfaite. Finalement, tout le monde a été tellement gentil que je me suis sentie rapidement à l’aise.

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Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Qu’est-ce qui s’en vient pour Mélanie et sa famille dans les prochains épisodes ?

Je ne peux rien révéler, mais ça va brasser pour la famille Marchand. Les tournages se terminent à la fin mars et j’ai encore quelques journées prévues, donc on risque de me revoir avant la fin de la saison. Je reçois mes textes deux semaines à l’avance, alors je dois rester disponible.

Depuis ton arrivée dans Antigang, la perception du public à ton égard a-t-elle changé ?

Oui, un peu. Je remarque que des gens me regardent en essayant de comprendre d’où ils me connaissent. Ça crée des moments cocasses, parce que moi, je le comprends rapidement.

Est-ce que cette quotidienne pourrait marquer un virage dans ta carrière ? Le vis-tu comme une excitation ou un vertige ?

Il y a une grande envie de performance, parce qu’on n’a souvent qu’une seule prise. Je me prépare énormément et ça ajoute un stress, car je sais que je n’aurai peut-être pas la chance de me reprendre. Paradoxalement, plus je tourne, plus ça me stresse... alors que ça devrait être l’inverse. En audition, on me parle souvent d’Antigang    ; ça devient un repère. Le vertige vient surtout de l’inconnu, autant pour ma carrière que pour mon personnage. J’essaie de me concentrer sur le présent et de faire de mon mieux    ; le reste ne m’appartient pas.

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Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

À quoi ça ressemble d’être la fille de Léane Labrèche-Dor et Sébastien Ricard ?

C’est fou ! Ce sont d’excellents comédiens et des personnes très généreuses et gentilles, même si ça ne paraît pas toujours dans la série ! Léane est impressionnante à voir travailler. Elle est un modèle pour moi et ça me pousse à me dépasser. Dès ma première journée, elle a senti mon stress et a été très maternelle. Tous les deux m’ont rapidement mise en confiance. Ils ont un instinct protecteur envers moi, tout en me traitant comme une adulte.

À quoi a ressemblé ton enfance ? J’imagine que tu n’as pas grandi dans une famille de criminels !

Je suis née à Roxton Pond, près de Granby, avec mes parents et mon grand frère. On vivait près de chez mes grands-parents et de mes cousins    ; j’ai eu une enfance tranquille. Mon père travaillait en construction et ma mère, en garderie. Rien ne me destinait à ce métier. Je faisais beaucoup de musique et de théâtre, j’adorais chanter. Un professeur de théâtre m’a suggéré de m’inscrire dans une agence, mais je n’y croyais pas trop, et ma mère ne voulait pas me mettre de pression. À 14 ans, j’ai commencé officiellement et j’ai eu la chance d’obtenir des rôles rapidement. Je remercie ma mère de m’avoir accompagnée à toutes mes auditions à Montréal ! À 16 ans, j’ai déménagé pour étudier en cinéma au cégep. J’ai ensuite complété un certificat en scénarisation et je viens de m’inscrire en stratégie de production à l’UQAM.

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Est-ce important pour toi de continuer à te former ?

Oui. J’essaie de m’ouvrir le plus de portes possible pendant que j’en ai l’occasion. J’ai envisagé L’inis, en réalisation, puis j’ai voulu explorer autre chose. Mon certificat m’a permis d’écrire un film et j’aimerais revivre ce type d’expérience. Pour moi, élargir mes horizons est essentiel.

Tu seras bientôt de la distribution de Prescott. Que peux-tu me dire sur cette série ?

L’expérience a été géniale. J’avais déjà travaillé avec le réalisateur Julien Hurteau, qui m’a offert le rôle. C’est une très belle production, et je crois que les gens vont aimer la série. Je fais partie d’une intrigue, donc on me verra dans quelques épisodes.

Tu parlais de chant plus tôt. Est-ce toujours une passion ?

Absolument. J’essaie de redonner plus de place à la musique dans ma vie. Au début, je mélangeais beaucoup jeu et chant, puis je me suis concentrée davantage sur le métier d’actrice. Avec ma meilleure amie, qui est aussi comédienne, on chante tout le temps ensemble. On rêve de décrocher un rôle dans une comédie musicale un jour.

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

À quoi ressemble ta vie en dehors des plateaux ?

Mes amis occupent une grande place. Je pars d’ailleurs deux mois en Asie avec deux d’entre eux. Je suis récemment redevenue célibataire après cinq ans de relation avec l’acteur Iani Bédard. Nous sommes en bons termes et avons beaucoup d’amis en commun. C’est une période de transition : je suis en plein déménagement, je vais vivre temporairement chez une amie avant de me trouver un appartement, seule, après le voyage. J’ai aussi mon chien Steve, un cavalier King Charles, que j’ai depuis un an et demi et qui est adoré de tous. J’ai toujours eu des chiens en grandissant et je me sentais prête à en avoir un à nouveau. Je suis bien entourée et mes amis m’aident beaucoup.

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Qu’est-ce qui s’en vient pour toi prochainement ?

C’est une période d’auditions, donc je suis en attente de réponses. J’avais un rappel ce matin    ; rien n’est certain, mais les choses avancent.

Quel type de rôle aimerais-tu décrocher ?

J’aimerais faire davantage de comédie. C’est plus complexe qu’on le pense et j’aimerais relever ce défi. Je suis à l’aise dans le drame et j’aimerais développer cette autre facette.

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