Tous les résultats
Publicité

À mi-parcours de 24 en 24, Julie Bélanger raconte « la fatigue et les douleurs qui ont commencé à frapper »

«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+

Marjolaine Simard

2026-05-12T01:05:00Z

Partager

Après 14 heures 53 de compétition, la fatigue a commencé à se faire durement sentir chez les huit cuisiniers encore en lice. Chuck Hughes et Julie Bélanger n’ont pas été épargnés par le manque de sommeil. Julie revient sur cet épisode charnière de la saison qui, malgré l’absence d’élimination, a marqué un véritable point de bascule dans l’aventure.

• À lire aussi : Angelina Jolie prend une longueur d’avance sur Brad Pitt dans leur bataille juridique

• À lire aussi : Découvrez qui sont vraiment les choristes d’« En direct de l’univers »

Ce septième épisode marque un véritable tournant dans l’aventure. Entre les fous rires et les idées embrouillées, la fatigue était bien installée. Du côté de l’animation, sentiez-vous aussi que le manque de sommeil commençait à vous rattraper ?

Dans les faits, ce qu’on a fait, ce n’était pas un 24 heures. C’était plus un 34 heures sans dormir. Donc, après plus de 14 heures en cuisine, Chuck et moi en étions sans doute déjà à 24 heures sans sommeil. Quand on le vit, on comprend rapidement que c’est quelque chose d’extrême. C’est une véritable épreuve physique et mentale, autant pour les candidats que pour toute l’équipe. Tout le monde était embarqué dans cette espèce de marathon complètement intense.

Publicité

Pensais-tu réussir à passer toutes ces heures debout ?

Je ne pensais sincèrement pas être capable de passer au travers d’un 34 heures sans sommeil. Je n’ai jamais été une fille qui faisait des nuits blanches pour le plaisir. Ça m’a vraiment surprise de constater jusqu’où le corps humain peut aller. À un moment donné, tu entres dans une autre zone. C’est presque irréel. Tu te sens un peu étourdi, comme si tu avais bu de l’alcool. Physiquement, c’est très étrange comme sensation.

Quand l’épisode sept débute, il reste encore une dizaine d’heures au compteur...

C’est là que tu comprends tout ce que ça demande pour être un grand chef : la rapidité, l’adaptation, l’instinct, la créativité, le sang-froid. Puis, après presque 15 heures sans dormir, on leur demande en plus de travailler en équipe. Ce n’est pas évident, parce qu’humainement, après autant de temps éveillé, tu peux facilement tomber dans le mode survie, dans le « chacun pour soi ». Mais en même temps, comme Chuck me le disait souvent, ça représente aussi la réalité des cuisines professionnelles. Il y a une pression énorme, des imprévus constants, des services intenses. Les chefs doivent toujours s’adapter rapidement.

On voit aussi beaucoup d’émotions chez les participants...

La fatigue te rend très vulnérable. Il y avait des moments où certains partaient à rire. Puis, à l’inverse, il y en avait d’autres qui devenaient plus fragiles émotionnellement. Quand tu travailles fort depuis des heures et que ton plat ne sort pas exactement comme tu veux, les critiques peuvent aussi faire plus mal parce que tu es à fleur de peau. On pousse les chefs dans une position extrême et on découvre vraiment qui ils sont.

Publicité

La visite surprise d’Ève-Marie Lortie semble avoir été un moment marquant...

Oui ! Ça m’a fait tellement plaisir de la voir, mais en même temps, ça faisait mal psychologiquement ! Parce qu’elle arrivait toute fraîche, toute reposée, prête à commencer sa journée de télé à Salut Bonjour, et là, tu réalises : « Mon Dieu... il est probablement 3 heures du matin. » Nous, on essayait de ne pas trop regarder l’heure. On était enfermés dans le studio avec un éclairage artificiel constant, donc on perdait complètement la notion du temps. Mais quand Ève-Marie est arrivée, ça nous a ramenés à la réalité. Moi, j’avais de la difficulté à former mes phrases à ce moment-là. Puis, évidemment, il y a eu cette fameuse gaffe où j’ai échappé mon café tellement j’étais surprise de la voir. Mon corps ne répondait plus normalement.

As-tu dormi à un moment donné ?

Ça me fait rire, parce qu’on m’a donné une « pause » et, à l’écran, on me voit avec les yeux fermés sous une couverture. Les gens pensent que j’ai dormi... mais je n’ai jamais dormi ! Ils ont littéralement installé une caméra et m’ont dit : « Ferme les yeux un peu. » Mais dormir ? Impossible ! On avait juste le temps de manger rapidement, de respirer un peu et de repartir.

Publicité

Y a-t-il quelque chose qui t’a surprise pendant ce marathon ?

Ce qui nous a surpris, Chuck et moi, ce sont les douleurs physiques. On pensait que le défi serait surtout mental, mais on avait mal partout. On a eu d’énormes douleurs dans le dos. On ne s’attendait pas du tout à ça. On avait pensé au café, à l’adrénaline, à toutes sortes de trucs pour tenir le coup. La prochaine fois, honnêtement, je pense qu’on devrait avoir des traitements de physiothérapie entre deux segments ! Rendus là, on avait besoin de soutien lombaire !

Crédit photo: Priscillia Piccoli
Crédit photo: Priscillia Piccoli

Chuck avait apporté ses pantoufles... et toi, tu semblais un peu jalouse !

Ah oui ! Ça, clairement, la prochaine fois, j’apporte des pantoufles moi aussi ! Heureusement, j’avais mis des espadrilles. C’était hors de question de faire ça en talons hauts. Mais après autant d’heures debout, tu comprends vite l’importance du confort. Les pantoufles de Chuck, c’était du génie finalement !

Les juges goûtent pendant que vous regardez. Est-ce difficile de résister ?

Nous étions très bien nourris en arrière-scène, mais mon rôle n’était pas d’être juge. Par contre, il y a des plats qui me donnaient vraiment envie de repartir avec la recette ! Certains candidats ont créé des choses qui semblaient absolument délicieuses.

Publicité

Cette aventure-là a aussi créé un lien fort entre Chuck et toi...

C’est le genre d’expérience qui soude les gens rapidement, parce qu’on est dans une situation extrême. On s’accrochait l’un à l’autre en se disant : « OK, on rame ensemble. » On était comme des survivants !

Avec le recul, est-ce que tu accepterais de refaire l’expérience ?

Probablement que oui ! Mais pas deux fois dans la même année, ça, c’est certain ! C’est quand même un effort énorme. J’ai eu besoin d’une bonne semaine avant de retrouver mes repères normaux après le tournage.

Les juges invités

Patrice Demers et Marie-Josée Beaudoin

Crédit photo: Priscillia Piccoli
Crédit photo: Priscillia Piccoli

« C’était incroyable. Ils venaient de finir leur soirée au restaurant Sabayon, raconte Julie. Ils avaient fait toute leur journée de travail... puis ils arrivaient encore pleins d’énergie. Nous, on devait être autour de 3 h 30 du matin et eux étaient encore sur le rush du service. Ça a fait un bien fou. Chaque visite devient comme une injection d’énergie. On s’accrochait à ces gens-là pour tenir le coup. Leur présence nous motivait énormément.

La semaine prochaine

On poursuit les duels entre Oli, Hugo, Patrick et Sébastien avec un défi sucré-salé, toujours sous le regard des juges invités Patrice Demers et Marie-Josée Beaudoin, et un défi plat risqué au choix entre le renversé, le soufflé ou l’étagé, qui sera cette fois jugé par le chef Antonin Mousseau-Rivard.

À voir aussi :

Publicité
Publicité