Tous les résultats
Publicité

À «La Voix», Roxanne Garceau gagne son duel et rend hommage aux aînés qui la soutiennent

«La Voix» est diffusée le dimanche, à 19 h 30, à TVA et TVA+.

Samuel Pradier

2026-03-02T02:35:00Z

Partager

Face à Corinne Caza, Roxanne Garceau a pu défendre sa place en duel avec une chanson qui fait partie de son univers musical, Jolene, de Dolly Parton. Malgré un talent évident, la jeune maman de Saint-Donat doit encore travailler sur sa confiance. Le choix de France de continuer avec elle devrait lui prouver son talent.

• À lire aussi : L’humoriste français Thomas Angelvy raconte son lien unique avec le public québécois

• À lire aussi : Après « Empathie », Thomas Ngijol signe son film le plus intime avec « Indomptables »

Roxanne, étais-tu surprise de te retrouver face à Corinne ?

Oui, parmi tous les candidats de mon équipe, je ne pensais vraiment pas être face à elle. On avait la même énergie au niveau personnel, on s’entendait super bien, mais on ne navigue pas dans les mêmes influences musicales. Je m’attendais à être davantage contre Mick Martel, l’autre cow-boy de mon équipe. Mais quand j’ai su que ça serait elle, j’attendais vraiment de connaître la chanson que France allait nous donner pour qu’on puisse chanter ensemble. Mais au final, j’ai adoré travailler avec elle.

Est-ce que Jolene faisait déjà partie de ton répertoire ?

C’est drôle parce que, quand France a commencé à nous parler autour du piano, elle a expliqué qu’elle allait nous donner une chanson qui parle de dualité féminine, de femmes fortes. Je me suis imaginé que c’était Jolene, mais je trouvais que c’était peut-être trop proche de moi. Finalement, j’étais vraiment contente d’avoir cette chanson.

Publicité

Durant la prestation, on te voit en contrôle total. Comment te sentais-tu à l’intérieur ?

J’étais très bien. Les répétitions avant le tournage ne s’étaient pas bien passées parce que je n’osais pas prendre ma place et trop me donner. Je ne voulais pas avoir l’air de la fille qui est en duel intense. Dans la vie, prendre ma place et voler celle de quelqu’un d’autre, c’est la pire épreuve pour moi. Enfant, je laissais tout de suite ma balançoire à quelqu’un qui la voulait. Je ne vais pas me battre pour quelque chose. Mais je me suis finalement dit que je voulais gagner, que je voulais rester dans l’aventure. J’ai eu un déclic et, quand je suis montée sur la scène, me sentais forte et sexy, je me sentais bien. Je savais que je devais prendre la place qui me revient.

France a souligné le travail que tu fais auprès des personnes âgées. Comment as-tu réagi face à ces compliments ?

Les aînés, ç’a toujours été plus qu’un métier pour moi : c’est une passion et une vocation. C’est la plus grande partie de qui je suis. J’ai toujours eu une vieille âme et je ne pourrais pas faire autrement que partager ma vie avec des aînés. Quand j’étais jeune, vers sept ou huit ans, j’allais au foyer pour m’occuper des mamies. J’ai toujours adoré ça. Je travaille dans une RPA à but non lucratif. On a 62 résidents autonomes qui vivent en appartements, mais qui viennent à la salle à manger et qui ont des services. Que France D’Amour souligne ce travail, voir dans son regard que ça la touchait et que ça l’impressionnait, ça m’a fait du bien. En coulisses, elle m’a parlé de ses grands-parents, on a vraiment connecté là-dessus.

Publicité

Que t’apportent-ils dans la vie ?

Ce sont mes plus grands fans. Je voulais qu’on les reconnaisse, qu’ils sachent que je parle d’eux à La Voix, parce que je les ai un peu laissés de côté durant les tournages. Je voulais qu’ils sachent que je pensais à eux, que ce sont eux qui m’encouragent le plus depuis le début de l’aventure. C’est très important.

Quelle influence a eu ce travail auprès des aînés pour t’épanouir dans la musique ?

Les aînés n’ont souvent plus vraiment d’aspiration pour eux, ils savent qu’ils ont vécu les plus belles années de leur vie. Mais ils ont beaucoup d’encouragements pour moi, parce qu’on dirait qu’ils vivent ma passion à travers moi. Ils veulent que je leur raconte en détail comment étaient les tournages, qu’est-ce qui s’est passé, qu’est-ce qu’on a vécu, comment j’ai trouvé ça... Et, bien entendu, ils me regardent à la télé. On projette l’émission au salon, ils viennent avec leur pop-corn et ils sont vraiment fiers. Ils m’en parlent tous les jours, c’est vraiment une fierté pour eux. On dirait que ça leur a donné un plus dans leur vie, comme une porte sur le monde. Ça les fait sortir de leur routine.

Publicité

Quel impact a eu le choix de France, hormis le fait que tu poursuis l’aventure ?

Quand France a dit qu’elle continuait avec moi, j’ai eu un sentiment de fierté, parce que je me suis dit qu’elle avait réussi à voir autre chose. Elle a vu la femme, la mère, et tout mon potentiel. Ce que les coachs ont aussi dit sur le fait que je vivais la chanson, que j’apportais de la joie et du bonheur, je n’en reviens toujours pas. Je ne peux pas croire que je suis encore à La Voix. Moi, une petite fille de Saint-Donat, une maman qui chante dans les bars, je n’en reviens pas.

À ce moment-là de la compétition, quels points restent à travailler pour toi ?

France m’a aidée à prendre ma place, à me rentrer dans la tête que j’avais du talent et que je méritais d’être là. J’ai toujours voulu faire briller les autres un peu plus que moi. France m’a fait comprendre que je pouvais mettre les efforts qu’il faut et que j’avais le talent pour me rendre très loin, qu’il fallait que je prenne ma place. C’est vraiment resté dans ma tête et il faut que je l’applique davantage.

À lire aussi :

Publicité
Publicité