À 80 ans, Ginette Reno s’ouvre pour la première fois sur les abus qu’elle a vécus

Frédérique De Simone
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La chanteuse Ginette Reno, qui célébrera son 80e anniversaire de naissance en avril, s’est ouverte pour la première fois sur les abus dont elle a été victime dans sa jeunesse.
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En entrevue à l’émission Sucré Givré, lundi, la chanteuse a confié à Jean-Philippe Dion qu’elle aborderait ce chapitre dans son prochain projet musical, Entre la vie, la mort, l’amour et moi, qui paraîtra à l’automne.
« Pour la première fois, je vais raconter le chapitre de mes abus. J’ai subi des abus et je le raconte », a-t-elle indiqué à l’animateur, qui lui a rendu visite à son manoir de Boucherville.
Le titre en question s’intitulera Les prisons du silence.

« Je me dis que c’est à peu près temps d’en parler, et je me dis que ça va aider, surtout ceux qui ont été abusés et qui n’en parlent pas », a poursuivi la chanteuse, qui a chanté quelques notes au cours de l’entrevue.
Pour ses 80 ans, Ginette Reno dévoilera cet automne un projet musical de 40 nouvelles chansons, décliné sur quatre albums.
Au cours de l’entrevue, l’interprète de L’essentiel s’est également confiée sur ses enjeux de santé qui l’empêchent de remonter sur scène, ainsi que sur la fête qu’elle aimerait qu’on organise pour elle à son décès.
« J’ai pensé mettre un montant d’argent : faites un party. La grosse est morte, faites un party. [...] Il y a une chanson de Skylark, Wildflower, que j’aimerais entendre. Céline pourrait me chanter ça », a-t-elle dit.