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200 km et 4 montagnes à la mémoire de sa mère décédée du cancer: le défi qui garde Julien Chéhata-Foubert bien en vie

Julien Chéhata-Foubert roulera entre les quatre sommets les plus populaires de l'Estrie, pour ensuite gravir chacun d'entre eux à la course, pour un périple de 200 km en une douzaine d'heures.
Julien Chéhata-Foubert roulera entre les quatre sommets les plus populaires de l'Estrie, pour ensuite gravir chacun d'entre eux à la course, pour un périple de 200 km en une douzaine d'heures. PHOTO FOURNIE PAR JULIEN CHÉHATA-FOUBERT
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-05-31T04:00:00Z

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Quand il a vu sa mère perdre son combat aux mains du cancer il y a un an, Julien Chéhata-Foubert a ressenti un énorme vide. Rien de tel pour transformer son impuissance en action que de se lancer dans un grand défi sportif à sa mémoire, soit de relier quatre sommets de l’Estrie à vélo pour ensuite les gravir à la course.

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Le 6 juin, le Montréalais de 36 ans enfourchera sa bécane à Orford pour se rendre à Bromont, où il grimpera à pied, au pas de course autant que possible, vers le sommet. S’ensuivra le même manège vers Sutton, puis Owl’s Head, avant le retour vers Orford où il vivra sa quatrième et dernière ascension.

Le tout pour un joli combiné de 200 km, soit 170 à vélo et près de 30 à pied, incluant un éreintant dénivelé positif de 3600 m.

Ce défi sportif intense, qu’il attaquera en une seule et même journée, n’a rien d’un coup de tête, même si Chéhata-Foubert n’est pas à la base un abonné aux épreuves d’ultra-endurance.

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En courses de sentiers, il n’a jamais parcouru plus de 25 km, mettant environ quatre heures à négocier le parcours. Des randonnées d’une douzaine d’heures ont déjà aussi meublé le quotidien de celui qui est aussi adepte de vélo de montagne et de vélo de route.

« Là, ce sera clairement un niveau supérieur », concède-t-il.

« Je veux pédaler, courir et être content de ce que j’aurai donné comme effort. Je suis quelqu’un de positif et je veux commencer avec le sourire. La deuxième moitié sera ardue et la partie mentale prendra le relais. C’est là qu’il faudra que je me parle », enchaîne-t-il.

Une bonne cause

Julien Chéhata-Foubert en compagnie de ses soeurs, deux semaines avant le décès de leur chère mère, à la Maison de soins palliatifs Source Bleue, il y a un an.
Julien Chéhata-Foubert en compagnie de ses soeurs, deux semaines avant le décès de leur chère mère, à la Maison de soins palliatifs Source Bleue, il y a un an. PHOTO FOURNIE PAR JULIEN CHÉHATA-FOUBERT

Son inspiration, bien qu’elle soit sportive, provient d’abord et avant tout de ses tripes.

Le 21 mai, il y a un an, Julien amenait sa mère à la Maison de soins palliatifs Source Bleue, à Boucherville. Le 16 juin, elle rendait l’âme.

Malgré la tristesse qui l’a envahi à la suite du décès, son expérience à la Source Bleue l’a inspiré au point de remettre à cet organisme les dons pour son défi Rester en mouvement – 4 sommets, 1 cause.

« Même si j’ai beaucoup pleuré aux soins palliatifs parce que je connaissais la finalité pour ma mère, la Source Bleue est un endroit extraordinaire. En parlant à mes collègues de cette maison, les émotions reviennent. Plus le moment de mon défi va approcher, plus ça va être difficile. C’est une façon d’avancer et de faire mon deuil, même si on ne le fait jamais vraiment », souligne-t-il.

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« Ça n’a pas été facile pour moi. J’avais un lien particulier avec ma mère. Son départ m’a fait perdre mes repères pendant un petit moment, mais il faut continuer à avoir des projets. »

12 à 13 heures

La course fera partie intégrante du défi pour le Montréalais que l'on aperçoit ici au Bromont Ultra, en octobre 2024.
La course fera partie intégrante du défi pour le Montréalais que l'on aperçoit ici au Bromont Ultra, en octobre 2024. PHOTO FOURNIE PAR JULIEN CHÉHATA-FOUBERT

À la base, Chéhata-Foubert s’est donné pour mission de franchir les quatre sommets et 200 km en 14 à 18 heures. Depuis, l’entraînement va bon train et il pense être en mesure de compléter la boucle en 12 à 13 heures.

« J’aime beaucoup la variété dans ce défi. Je n’aurai pas l’impression de faire longtemps la même chose. Sans affirmer que j’ai fait de grandes compétitions, l’aspect compétitif est toujours là en moi. J’adore l’Estrie et je m’y sens bien en nature », dit celui pour qui le choix de relier plusieurs montagnes devenait hautement symbolique.

« Monter une montagne et la descendre, c’est assez représentatif de la vie. Parfois ça va bien, parfois ça va moins bien. C’est un peu ce que je vis et que je vais faire. »


Il est possible de contribuer à la cause en faisant un don sur le site de la Maison Source bleue, dans la rubrique événements ou en allant directement sur la page du site consacrée au défi Rester en mouvement – 4 sommets, 1 cause.

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