«Il avait tellement mordu»: Hage explique son approche sur le 2e lancer de punition


Nicolas Cloutier
Partager
ST. PAUL | Un joueur qui s’exécute deux fois de suite pour effectuer un lancer de pénalité, dans un match sans lendemain de surcroît, c’est rarissime. Michael Hage s’est retrouvé au cœur d’une séquence bien étrange lors de la demi-finale entre le Canada et la Tchéquie, dimanche soir, au Grand Casino Arena.
Avec une égalité de 2 à 2 en deuxième période, Hage s’est créé une échappée de toutes pièces en interceptant le relais d’un joueur tchèque. Comme Max Psenicka a nui à son travail, les officiels lui ont accordé un tir de pénalité.
- À lire aussi: Caleb Desnoyers ne sait pas trop quoi penser du bronze: «Je ne suis pas né pour jouer un match de bronze»
- À lire aussi: Incapable de dompter sa bête noire: le Canada sorti par la Tchéquie pour une 3e année de suite
Hage s’est élancé devant Michal Orsulak et lui a servi une superbe feinte. L’espoir du Canadien a levé le patin gauche et a fait mine d’aller sur son revers avant de revenir sur son côté fort. Orsulak semblait complètement déjoué, mais Hage a trébuché sur le bâton du cerbère et n’a ainsi pu tirer.
Les officiels ont donc décerné un deuxième tir de pénalité à Hage... un tir de pénalité attribué sur un tir de pénalité. Digne du film Inception.
Hage a ensuite opté pour la même feinte, une décision qui a fait jaser et qui a donné un résultat peu concluant.
«J’avais un filet ouvert et il m’a fait tomber, a-t-il justifié. Il avait tellement mordu la première fois que j’ai cru bon de refaire la même chose.»
WHAT AN INSANE SEQUENCE IN THE CANADA 🇨🇦 VS. CZECHIA 🇨🇿 GAME 🤯#WorldJuniors pic.twitter.com/MUEu8S3Bzk
— BarDown (@BarDown) 5 janvier 2026
Malheureusement, cette fois, Orsulak avait vu venir le coup.
«Il a lu mes intentions cette fois», a indiqué le numéro 29 du Canada, qui a tout de même joué un fort match.
On pourra toujours se demander si la rencontre aurait pu prendre une tournure différente si Hage avait converti un des deux lancers de punition, mais avec des si, on va à Paris.
«J’aurais dû marquer et je ne l’ai pas fait. C’est difficile.»