Voici comment Johnny Manziel s’est assuré de quitter les Alouettes et la LCF

Agence QMI
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L’ancien quart-arrière Johnny Manziel était malheureux pendant son passage dans la Ligue canadienne de football (LCF), lui qui a principalement porté les couleurs des Alouettes de Montréal lors de son unique saison de notre côté de la frontière.
C’est ce que l’homme de 31 ans a raconté pendant son récent passage au balado Bertcast.
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Paria dans la NFL après un infructueux passage avec les Browns de Cleveland entre 2014 et 2015, Manziel a décidé de se tourner vers la LCF. Ses droits appartenaient aux Tiger-Cats de Hamilton et il a paraphé un contrat de deux ans avec cette formation en 2018.
«Le premier jour où j’ai mis les pieds sur le terrain de football, j’ai ressenti exactement la même chose que lorsque j’étais à Cleveland. Je me sentais vide, j’avais l’impression de ne pas m’amuser, a déclaré Manziel. Lancer, courir, faire l’activité physique, j’en avais mal au ventre. Ce même sentiment est revenu et c’est à ce moment-là que j’ai compris que le football n’était pas ce que je voulais faire pour ma carrière et pour ma vie.»
Après avoir passé six matchs sur le banc avec les Tiger-Cats, le pivot a été envoyé aux Alouettes dans une transaction monstre. Les Moineaux ont cédé le secondeur Jamaal Westerman, le receveur de passes Chris Williams et deux choix de première ronde pour mettre la main sur le gagnant du trophée Heisman, ainsi que les joueurs de ligne à l’attaque Tony Washington et Landon Rice.
Un pion
En huit parties avec les Alouettes, Manziel a amassé 1290 verges et cinq passes de touché. Il a aussi été victime de sept interceptions. Le footballeur avait cependant l’impression d’être utilisé à des fins de marketing.
«J’ai été utilisé comme un pion dans cette ligue pour de la visibilité, j’ai été utilisé comme un pion pour les affaires, a-t-il affirmé. La LCF est une organisation gérée financièrement au quotidien, d’année en année. Il n’y a pas de véritable répartition des richesses entre chaque équipe de cette ligue.»
Considérant cela et son aversion pour le sport, Manziel a trouvé un moyen de se libérer de son contrat pour être sûr et certain de ne pas revenir au Canada en 2019.
Son plan
Avant de s’entendre avec Hamilton, le quart-arrière a dû s’entretenir et obtenir la permission du commissaire Randy Ambrosie pour intégrer le circuit canadien, et ce, en raison de ses précédents démêlés avec la justice. Le grand manitou de la LCF a accepté sa venue en imposant plusieurs conditions dans son entente.
«[Les Alouettes] détenaient mes droits pendant encore un an, et je me suis mis à me dire que [Ambrosie] avait mis des dispositions dans mon contrat stipulant que je ne pouvais pas faire X, Y et Z, et que dans le cas contraire, on allait m’expulser de la ligue. J’ai donc fait X, Y et Z pour faire annuler ce foutu contrat.»
L’une des conditions de l’entente de Manziel était sa sobriété. La LCF a envoyé un testeur d’alcool et de drogues au domicile de l’athlète à Los Angeles après la saison et il était ravi de fournir un échantillon d’urine, sachant que cela entraînerait sa libération immédiate.
«Je me souviens juste d’avoir souri jusqu’aux oreilles, je ne pouvais plus attendre, s’est rappelé Manziel. C’était probablement la fois où j’étais le plus heureux d’uriner dans un flacon. Quand je lui ai rendu, je me souviens juste qu’il m’a dit: “Pourquoi es-tu si heureux?” Je me suis dit: “Mec, je ne peux pas te dire à quel point c’est une bénédiction, quelle aubaine! Je n’ai pas besoin de retourner au Canada à cause de ce que vous tenez dans votre main.”»