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Geoffrey Cantin-Arku et les Alouettes: «une histoire de famille»

Geoffrey Cantin-Arku s’est imposé en provoquant un échappé, en première demie, lors du match préparatoire entre les Alouettes et les Argonauts de Toronto, le samedi 25 mai 2024, au Stade Percival-Molson.
Geoffrey Cantin-Arku s’est imposé en provoquant un échappé, en première demie, lors du match préparatoire entre les Alouettes et les Argonauts de Toronto, le samedi 25 mai 2024, au Stade Percival-Molson. Photo Martin Alarie / Agence QMI / Journal de Montréal
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-05-26T17:39:02Z

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Ce n’était qu’un match préparatoire, mais la soirée ne fut pas moins spéciale, samedi au Stade Percival-Molson, pour le Québécois Geoffrey Cantin-Arku et sa famille, dont sa mère Nancy Cantin. 

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«Ça faisait cinq ans que je n’avais pas joué au Québec, ça fait du bien, a confié Cantin-Arku, qui a été utilisé à profusion au poste de secondeur sur l’unité défensive des Alouettes de même que sur les unités spéciales. Ma famille était déjà dans les estrades peut-être deux heures avant le match et c’était plaisant de pouvoir jouer devant eux.»

«Je ne pensais pas le voir aussi souvent sur le terrain, a pour sa part admis sa mère Nancy, qui arborait fièrement un t-shirt à l’effigie du club montréalais lorsqu’on l’a croisée sur le terrain après la victoire de 30 à 13 des Alouettes contre les Argonauts de Toronto. Je suis contente parce que je n’ai plus besoin d’aller aux États-Unis, à Syracuse ou Memphis, pour le voir jouer. On parle maintenant de deux heures et demie de route. On le retrouve et on est là pour le supporter.»

Nul doute que la route depuis Charny, sur la rive sud de Québec, en valait la peine pour cette grande première.

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Du hockey au football

Non sans émotion, Cantin-Arku reconnaît l’apport incommensurable de sa maman alors que son père est décédé quand il n’était qu’un enfant. Après avoir joué un peu au hockey, il s’était d’ailleurs tourné vers le football parce que le sport correspondait davantage au budget familial.

«C’est un sentiment très spécial d’avoir ma mère sur place, avec mes frères, ma sœur, mes oncles, mes tantes», a énuméré celui qui a été le choix de première ronde des Alouettes, 9e au total, au plus récent repêchage de la Ligue canadienne de football.

Geoffrey Cantin-Arku et sa mère Nancy Cantin.
Geoffrey Cantin-Arku et sa mère Nancy Cantin. Photo Benoît Rioux

S’il a joué cinq saisons dans la NCAA, Cantin-Arku n’a jamais oublié ses racines, ayant porté les couleurs des Vikings de l’École secondaire les Etchemins (ESLE) avant de se retrouver avec les Élans du Cégep Garneau.

Le numéro 19

Tout en jouant lui-même au football, Cantin-Arku s’intéressait aux Alouettes, dont au receveur de passes S.J. Green, qui a évolué à Montréal de 2007 à 2016. Samedi soir, Cantin-Arku portait d’ailleurs le numéro 19, le même que Green à l’époque.

Geoffrey Cantin-Arku, pendant la période d’échauffement, le samedi 25 mai 2024, au Stade Percival-Molson.
Geoffrey Cantin-Arku, pendant la période d’échauffement, le samedi 25 mai 2024, au Stade Percival-Molson. Photo Martin Alarie / Agence QMI / Journal de Montréal

À propos de son baptême dans l’uniforme des Alouettes, Cantin-Arku a très bien fait, ayant notamment provoqué un échappé durant la première demie.

«En le regardant, on voit qu’il cadre parfaitement avec notre unité défensive, a vanté l’entraîneur-chef Jason Maas, au terme du match. Il plaque durement. La première impression qu’on a avec un gars comme lui, c’est qu’il est impliqué dans les jeux jusqu’à la toute fin et c’est bon à voir. Il semble déjà prêt pour cette ligue.»

Dans la famille des Alouettes

Cantin-Arku et ses proches n’ont pas à s’en faire. Le jeune homme de 25 ans fait partie des plans des Alouettes pour les années à venir.

«Je suis très excité de jouer à Montréal, surtout avec la frénésie qu’il y a autour de l’équipe à la suite de la conquête de la Coupe Grey de l’an dernier», a encore souligné Cantin-Arku.

«C’est une histoire de famille, vraiment, a résumé Nancy Cantin. J’ai aussi vu une fraternité au sein de l’équipe. On sent qu’il est déjà inclus dans la grande famille des Alouettes.»

Pour un cœur de mère, ça vaut tout l’or du monde.

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