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Alouettes de Montréal

Les Elks découvriront les «nouveaux Alouettes»

Benoît Rioux

Publié | Mis à jour

Après avoir entamé la saison avec une décevante fiche de 1-4, les Alouettes de Montréal (6-7) pourraient, contre toute attente, retrouver le fameux «seuil de la respectabilité», samedi, en battant les Elks, à Edmonton.

«Si on gagne et qu’on se retrouve à ,500, on pourra dire "wow" après le match. Mais si nous le faisons, ce sera aussi le temps de travailler encore plus fort. Tu ne fais pas tout ça pour retourner sous le seuil de ,500 par la suite, n’est-ce pas?», a réagi le quart-arrière des Alouettes Trevor Harris, jeudi, au terme de l’entraînement de l’équipe.

Les «Moineaux» avaient justement subi leur quatrième défaite de la campagne contre les Elks, le 14 juillet, à Montréal. Les visiteurs avaient alors inscrit 14 points sans réplique au quatrième quart pour l’emporter 32 à 31. C’était le premier match de la saison de Danny Maciocia sur les lignes de côté après avoir montré la porte à Khari Jones, la semaine précédente.

«Beaucoup de choses ont changé depuis, dont la structure et la culture [de l’équipe], a indiqué Maciocia, en se souvenant de la dernière visite des Elks. On voit une amélioration dans les dernières semaines sur le plan de la discipline. Nous sommes une équipe différente comparativement à celle qui a joué contre Edmonton la dernière fois.»

«Ce sera un match très physique, d’après moi, et je suis convaincu qu’ils vont tout donner en sachant qu’il ne leur reste pas beaucoup de marge de manœuvre pour se qualifier pour les éliminatoires», a par ailleurs projeté l’entraîneur-chef par intérim et directeur général en vue du match de samedi.

Sentiment d’urgence

Les Elks (4-10) conservent des chances logiques de se qualifier via la règle du «crossover», qui pourrait les amener comme troisième équipe qualifiée dans l’Est alors que les Blue Bombers de Winnipeg, les Lions de la Colombie-Britannique et les Stampeders de Calgary dominent dans l’Ouest.

«Nous jouons aussi avec un sentiment d’urgence, a pour sa part noté Harris, refusant de croire que les Elks seront plus affamés que les Alouettes. Nous essayons de devenir l’équipe que nous voulons être, soit celle qui sera là jusqu’au dernier dimanche d'activités, en novembre.»

«Je crois que nous nous sommes forgé une identité, a repris le quart-arrière, en corroborant les dires de Maciocia. Nous continuons de grandir et ce serait mentir de dire que c’est la même équipe [que celle du 14 juillet] qui va se présenter à Edmonton, nous nous sommes améliorés.»

Retour à Edmonton

Harris en parle très ouvertement : il veut mener les Alouettes à la Coupe Grey, dont le match est prévu le 20 novembre en Saskatchewan. Les quatre victoires du club montréalais lors des cinq derniers matchs lui ont donné confiance.

À 36 ans, le vétéran quart-arrière sent encore le besoin de faire ses preuves. Ceci étant dit, il n’en veut pas nécessairement aux Elks de l’avoir échangé aux Alouettes en octobre 2021. Harris en sera d’ailleurs à un retour à Edmonton, ce week-end.

«Ce serait de mentir de dire que j’ai de l’amertume, tu te souviens toujours de ce qui s’est passé, mais l’entraîneur-chef [Jaime Elizondo] avait été congédié au terme de la saison et il y a beaucoup de nouveaux visages dans cette équipe», a dit Harris.