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Darryl Sutter regarde en avant

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L’entraîneur-chef des Flames de Calgary, Darryl Sutter, aurait certes préféré un dénouement différent à la série contre les Oilers d’Edmonton le printemps dernier, mais d’après lui, il importe davantage de chercher à gagner un championnat et pas nécessairement à se venger aux dépens des grands rivaux.

Ses hommes ont subi les foudres de Connor McDavid et de ses acolytes au deuxième tour, les Oilers remportant en cinq parties la première confrontation toute albertaine en 31 ans. Maintenant, Sutter souhaite regarder en avant et compter sur de nouveaux éléments comme le Québécois Jonathan Huberdeau et l’attaquant Nazem Kadri pour aller plus loin. 

Et pour ce faire, il n’est pas requis de trouver un remède à l’énigme Edmonton, selon l’instructeur.

«Je sais comment gagner et il ne s’agit pas de vaincre une seule formation. Edmonton a battu Calgary l’an passé, mais cela les a-t-il aidés à gagner la coupe Stanley? Vous devez à la fin défaire la meilleure équipe de votre association. Voilà comment vous remporter un championnat», a déclaré Sutter au réseau Sportsnet en rappelant le balayage réussi par l’Avalanche du Colorado en troisième ronde.

«Pour décrocher un championnat, il vous faut de bons gardiens, des défenseurs du top 4 et l’un d’entre eux doit être exceptionnel. Puis, vous devez être excellent au centre. La dernière chose qui vient à la fin est la victoire, a-t-il renchéri, tout en insistant sur l’importance de se qualifier en séries. Oui, nous avons connu une très bonne saison. On a acquis plus de respect, c’est-à-dire qu’on a pris les bons moyens pour obtenir du succès. Néanmoins, pour mettre la main sur un titre, vous devez accéder aux éliminatoires continuellement.»

Il reste que le choc provincial a été spécial pour l’Albertain de 64 ans qui en est à son deuxième séjour derrière le banc des Flames. Les amateurs de hockey concernés ne sont pas demeurés indifférents devant la renaissance de la rivalité au-delà de la saison régulière.

«À une époque, les gens parlaient seulement d’une équipe, mais pas de l’autre [qui en arrachait]. Également, il y a eu une période où personne ne faisait mention d’une seule des deux, a-t-il dit. Pouvoir compter sur les deux clubs de retour en séries et les voir s’affronter fut unique et spécial. Cela n’arrive pas souvent. Tous disent "Attendez l’année prochaine", mais vous pourriez ne pas revoir l’autre formation avant longtemps. Notre section devient de plus en plus forte.»