Ski acrobatique

Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Sports divers

Affligé par les blessures, Laurent Dumais accroche ses skis

Richard Boutin

Publié | Mis à jour

L’heure de la retraite a sonné pour Laurent Dumais.

Ennuyé par de nombreuses blessures au cours de sa carrière, dont une hernie discale qui lui a fait rater les épreuves de la Coupe du monde avant la pause des Fêtes, mais qui ne l’a pas empêché de se qualifier pour les Jeux olympiques de Pékin, Dumais a décidé d’écouter son corps.

«Ma dernière blessure a été un message assez clair que le temps était venu d’arrêter, a-t-il résumé. Après les Jeux, j’ai ressenti une montée d’énergie pour continuer, mais j’ai réalisé qu’il était temps que j’arrête. Même si ça s’en va dans la bonne direction, mon dos m’agace encore. Plusieurs blessures se sont additionnées au fil des ans et je le ressens.»

«C’est une grosse prouesse d’avoir réussi à me qualifier pour les Jeux et je suis content d’avoir vécu ça, poursuit Dumais, mais ce ne fut pas un facteur dans ma décision de me retirer.»

Beaucoup d’embûches

Dumais l’a rarement eu facile. «Je n’ai pas eu un parcours facile, a-t-il reconnu, mais je suis fier du parcours que j’ai réalisé. Je n’ai jamais abandonné. Je me suis blessé souvent pendant la saison et j’ai dû faire très souvent un retour et un autre retour. J’ai grandi et j’ai appris de toutes ces expériences.»

«Peu de gens peuvent vivre le mode de vie des athlètes, ajoute le bosseur de 26 ans. Je suis très reconnaissant d’avoir pu faire tous ces voyages et toutes les rencontres.»

Propriétaire en compagnie de sa copine, Dumais vient tout juste d’être accepté au baccalauréat en génie électrique. Il amorcera ses études universitaires à Laval cet automne.

Au parfum de l’embauche de Philippe Marquis au sein du personnel d’entraîneurs, Dumais estime que l’équipe canadienne a fait un très bon choix. «Ça me fait un petit pincement au cœur de partir alors que j’aurais pu travailler avec lui, a-t-il exprimé. J’aurais aimé ça. Philippe est un bon humain qui comprend tous les aspects de notre sport. Sa venue est une très bonne nouvelle pour le ski acrobatique canadien.»