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Le plus beau temps de l'année

Le plus beau temps de l'année

Jean-Charles Lajoie

Publié 18 janvier
Mis à jour 18 janvier

Si on discute ballon ovale et que je vous dis 34-26, vous allez croire que je prédis le score final d’un match? Ou le dossier d’un quart-arrière ? Vous n’y êtes pas. 34 est le nombre de victoires que comptait Tom Brady avant le duel sans lendemain des Bucs de Tampa Bay dimanche face aux Eagles de Philadelphie. 26 est la somme de toutes les victoires en carrière en éliminatoires... des 11 autres quarts-arrières impliqués dans ce week-end des cartes sauvages. Rien de moins.

Du nombre se trouve l’illustre Ben Roethlisberger, qui sera admis au Temple de la renommée dès que possible. L’électrisant Pat Mahomes, des Chiefs de Kansas City, revêtira lui aussi le veston jaune à Canton, Ohio, un jour. Bien que beaucoup plus jeune que le retraité des Steelers de Pittsburgh, il accumule néanmoins les victoires à un bon rythme en matchs sans lendemain.

Revenons à l’essentiel. Tom Brady avait huit gains en éliminatoires de plus à lui seul que les 11 autres quarts-arrières engagés dans ce premier week-end d’après-saison. Il en a maintenant 35. Les 11 autres, 31.

Est-ce que les Buccaneers peuvent rééditer leur exploit de l’an dernier ? J’en doute. La combinaison de pertes de joueurs clés en attaque et de la puissance renouvelée des rivaux potentiels risque de rattraper le G.O.A.T..

Toutefois, Brady étant Brady, rien n’est impossible. Il faut rêver d’un duel Brady-Rodgers au Lambeau Field en match de championnat de la conférence Nationale. C’est légitime et logique.

Allen contre Burrow?

Dans l’Américaine, la tentation est forte de conclure à un duel entre les Chiefs de Mahomes et les Titans au Tennessee. Ça a du sens, mais pas pour ma part. Je souhaite vivement voir les Bengals de Cincinnati et les Bills de Buffalo s’affronter dans le carré d’as. Le cardiaque Josh Allen, des Bills, et le métronome Joe Burrow, des Bengals.

Le match de championnat national universitaire que Burrow a disputé dans la victoire des Tigers de LSU contre l’Université de Clemson le 13 janvier 2020 est la performance individuelle la plus électrisante que j’ai pu voir lors de cette ultime rencontre. Supérieure à celle de Vince Young avec Texas face aux Trojans de USC en 2006. Je m’égare...

Brady (35 victoires -11 défaites) contre Aaron Rodgers (11-9) d’un côté, Allen (3-2) contre Burrow (1-0) de l’autre. Les légendes et les jeunes loups. Pas une passation des pouvoirs toutefois. Qui veut gager sur l’heure de la retraite de Brady? Il pourrait encore jouer à 50 ans.

Rodgers veut s’offrir un autre Super Bowl avant de quitter Green Bay pour aller gagner à Denver. Il est légitime d’y croire, Mike McCarthy s’occupe désormais de mal gérer l’horloge et les schémas dans la défaite à Dallas...

Lancer de la «softball»

Est-ce qu’Allen a acquis ce qu’il faut en maturité pour croire battre Pat Mahomes au Arrowhead Stadium? Et Burrow, est-il vraiment l’espoir de sortie du tunnel de médiocrité pour les Bengals?

Le duel Brady-Rodgers a de très fortes chances de se concrétiser. Hélas, je crains que Mahomes lance de la «softball» jusqu’au match du Super Bowl dans la conférence américaine.