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Les Rams ont rendez-vous avec les Buccaneers

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Pour la troisième fois du premier tour éliminatoire, une équipe ne semblait pas digne d’être sur le terrain pour un match de séries. Les Rams n’ont fait qu’une bouchée des Cardinals et prendront ainsi la route de Tampa Bay, où les attendront Tom Brady et sa bande.

Après que les Bills aient massacré les Patriots 47-17 et que les Buccaneers aient malmené les Eagles 31-15, les Chiefs avaient fait le même coup aux Steelers dimanche soir, dans un match à sens unique de 41-21. Comme si les amateurs n’avaient pas eu leur dose de rinces, les Rams ont dominé de bout en bout lundi soir, au compte de 34-11.

C’est une première victoire en séries pour le vétéran quart-arrière Matthew Stafford, qui n’a eu qu’à compléter 13 de ses 17 passes pour 202 verges et deux touchés. Affecté par de nombreux revirements dans le dernier droit de la saison, il a été impeccable à ce niveau.

En 12 ans au préalable à Detroit, Stafford n’avait goûté que trois fois aux séries, mais n’était jamais parvenu à extirper les Lions de la grande noirceur.

Durant la saison morte, les Rams ont payé le gros prix pour acquérir Stafford et se départir du lourd contrat de son prédécesseur Jared Goff. Leur but n’était certainement pas de gagner un seul match de séries, mais au moins, la première étape est franchie.

Acquisitions qui rapportent

Depuis maintenant plusieurs mois, les Rams n’hésitent pas à sacrifier des choix au repêchage dans des transactions pour remporter le Super Bowl et Stafford n’a pas été l’unique acquisition en ce sens.

Obtenu cet automne après que son association avec les Browns ait pris fin, le receveur Odell Beckham Jr a contribué avec quatre réceptions pour 54 verges et un touché. Il a également complété une longue passe à Cam Akers sur un jeu truqué. Depuis son arrivée à Los Angeles, Beckham revit avec six touchés. Il n’n avait inscrit que sept en deux saisons et demie à Cleveland.

Le chasseur de quarts Von Miller, obtenu à la date limite des échanges, a aussi bien fait paraître l’état-major des Rams en enregistrant un sac du quart et six plaqués, dont trois pour des pertes.

Un autre joueur que les Rams ont obtenu par voie de transaction, le porteur de ballon Sony Michel, a bouclé la rencontre avec 13 courses pour 58 verges et a ainsi contribué à une solide récolte de 140 verges au sol pour les Rams.

Ironiquement, Michel avait été amené d’urgence à bord lorsque l’équipe avait perdu les services de leur porteur partant Cam Akers, avant la saison. Akers n’a mis que cinq mois à revenir d’une déchirure du tendon d’Achille, un scénario incroyable. Et justement, face aux Cardinals, il a aussi fait des siennes avec 55 verges par la course et 40 par la passe. Il ne semble rien avoir perdu de son explosion et de son agilité.

Que d’additions payantes pour cette fin de saison des Rams!

Cardinals atroces

De leur côté, les Cardinals ont confirmé que leur déroute totale de fin de saison était bien réelle. Ils n’ont jamais su retourner le paquebot une fois en séries.

Sur leurs huit premières séquences offensives, ils n’ont récolté aucun premier jeu. À quatre reprises, ils se sont retrouvés en situations de troisièmes essais et plus de 10 verges à franchir. Constamment sous pression, Kyler Murray a extrêmement mal paru en complétant seulement 19 de ses 34 passes pour 137 maigres verges de gains.

Il a aussi lancé deux interceptions, dont une qui figure aisément parmi les pires jeux de la saison, toutes équipes confondues. Sous pression dans sa zone des buts, il a voulu éviter le touché de sûreté en lançant d’un angle impossible en direction de Rondale Moore, mais David Long Jr a saisi cette offrande pour inscrire un touché qui donnait les devants 21-0 aux Rams dès le deuxième quart.

Les Cardinals n’ont produit que 3,4 verges par jeu et pour démontrer à quel point c’était affreux, quand les Rams avaient inscrit 28 points, au troisième quart, Kyler Murray ne comptait alors que 28 verges de gains. Ils sont par ailleurs devenus seulement la troisième équipe en 20 ans en séries à ne convertir aucun troisième essai (0 en 9).

Pourtant, les Rams étaient aux prises avec des blessures importantes dans la tertiaire, avec leurs deux maraudeurs partants absents. L’attaque aérienne des Cardinals s’est contentée de courtes passes sans jamais attaquer cette potentielle brèche.

Cette équipe était visiblement mal préparée et il est légitime de se demander jusqu’à quel point elle pourra faire du chemin avec Kliff Kingsbury à la barre. Depuis qu’il est arrivé en Arizona en 2019, son club a la fâcheuse tendance de s’effondrer en fin de parcours après des départs reluisants. En incluant cette défaite amère face aux Rams, les Cardinals montrent un dossier atroce de huit victoires et 19 défaites dans les trois dernières années, lors de leurs neufs derniers matchs d’une saison.

Quand tout se déroule selon le script prévu, tout va bien. Quand les adversaires s’ajustent, les Cardinals s’enfoncent.

Maintenant que les équipes qui étaient de trop sont passées dans le tordeur au premier tour, la deuxième ronde devrait offrir un meilleur spectacle le weekend prochain.

Samedi (16 h 30), les Bengals et les Titans lanceront la danse à Nashville. En soirée (20 h 15), les 49ers et les Packers en viendront aux prises à Green Bay. Dimanche (15 h), les Rams devraient avoir une opposition beaucoup plus sérieuse de la part des Bucs à Tampa, tandis que les Bills et Chiefs (18 h 30) fermeront le bal à Kansas City. Les gagnants de ces rencontres passeront ensuite en finales de conférences.