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Section Atlantique: le CH pourra-t-il rivaliser?

Section Atlantique: le CH pourra-t-il rivaliser?

Michel Godbout

Publié 27 septembre
Mis à jour 27 septembre

Amateurs de hockey, êtes-vous prêts pour une véritable saison de 82 matchs en plus des séries? Si tout va bien, c’est ce que nous aurons en 2021-2022.

En plus, avec l’arrivée du Kraken de Seattle comme 32e équipe, une nouvelle curiosité s’installe et les quatre sections sont désormais équilibrées.

Parlant des 32 formations, qui à fait quoi durant la saison morte? Laquelle est meilleure et laquelle est pire? Quels joueurs endosseront de nouveaux uniformes?

Les réponses à ces questions et ma propre analyse suivent ci-bas.

Évidemment, n’étant pas clairvoyant et ne possédant pas de boule de cristal, mes prévisions ne peuvent tenir compte des blessures ou autre événement (lire COVID) qui pourraient altérer les performances d’une équipe. Mais j’ai fait mes recherches et le tire mes conclusions.

Cette semaine, regardons la section Atlantique.

Canadies de Montréal  

Arrivées: David Savard, Christian Dvorak, Mike Hoffman, Cédéric Paquette, Mathieu Perreault

Départs: Phillip Danault, Corey Perry, Cale Fleury, Jon Merrill, Jesperi Kotkaniemi, Tomas Tatar

Séries: 5/10

Wow! Quelle saison «morte» pour le Tricolore. Des départs anticipés (Danault, Merrill), de fines stratégies (Price), des mauvaises surprises (KK, Weber, Byron, Perry) et des arrivées intéressantes (Savard, Dvorak, Hoffman). Mais commençons avec l’éléphant dans la pièce que représente la perte de Shea Weber. 

Ceux qui partagent mon opinion ne sont pas nombreux, mais pour moi, la perte de Weber n’est pas aussi catastrophique que plusieurs le prétendent. Sur le plan leadership, je concède que son absence est immense, mais d’autres pourront/devront se lever. Regardons sur la patinoire maintenant. Si Weber était le joueur d’avant ses blessures, sa perte serait énorme. Mais la réalité veut que Weber jouait à 60% de ses capacités. Et un Weber à 60% vaut certainement un David Savard à 100%. Weber tombait de son piédestal lorsqu’il jouait blessé, comme n’importe quel joueur élite, alors le joueur que le Tricolore devait remplacer n’était pas celui qu’on avait acquis de Nashville. Moi, je suis confortable avec Savard même si son apport en attaque risque d’être moindre. 

Hélas, il y a un autre éléphant dans le vestiaire du CH et il a trois têtes: Danault, Kotkaniemi, Dvorak. La perte de Danault est certainement énorme pour les Canadiens, principalement pour son jeu défensif et dans le cercle des mises en jeu. Mais en me basant sur tout ce que je l’ai lu et entendu sur Christian Dvorak (je ne l’ai vu jouer que quelques matchs), il est un digne remplaçant pour Danault avec un meilleur flair offensif. Ce qui m’amène à KK. Son remplaçant n’est pas encore connu, mais puisqu’il était trimballé de temps à autre du centre à l’aile, je pense que Mike Hoffman peut certainement combler la perte de KK en production offensive. Pour ce qui est du jeu défensif, les deux s’équivalent à mon avis; assez ordinaire. 

J’aime bien l’ajout de Cédéric Paquette et de Mathieu Perreault, les deux peuvent dépanner au centre si Jake Evans tarde à progresser. Si jamais Ryan Poehling se taille une place, il pourrait poursuivre son apprentissage à cette position-clé, mais le muter à l’aile serait sans doute mieux pour son intégration dans la LNH. La réalité est donc celle-ci, les Canadiens ont besoin d’un véritable joueur de centre de troisième trio pour construire trois lignes productives et c’est ce qui manque en ce moment. Ceci dit, le camp d’entraînement pourrait nous offrir des réponses, nous verrons...

L’élément perdu qui est souvent oublié est Tomas Tatar. Ses carences défensives l’ont sorti de la formation en séries, mais son apport offensif en saison (92 points en 198 matchs) n’est toujours pas comblé à ce jour. On serait porté à croire que Mike Hoffman est le remplaçant naturel de Tatar, mais ça nous ramène au trou laissé par KK. Donc le casse-tête offensif de Marc Bergevin n’est pas encore solutionné, du moins pas au centre. Nick Suzuki et Dvorak sont les seuls véritables purs-sangs à cette position. Les ailiers sont capables de jouer de bonnes minutes dans la zone adverse et j’espère que certains joueurs ont appris du passage de Corey Perry qui en avait encore à offrir. Et qui sait ce que Jonathan Drouin, Cole Caufield, Josh Anderson et Brendan Gallagher pourraient offrir... 

Défensivement, outre ce que j’ai déjà dit sur Weber et Savard, les cinq autres défenseurs feront le travail. Souhaitons que Ben Chiarot rebondisse après une saison très ordinaire l’an dernier, il s’était bien repris en séries par contre. Normalement, on devrait voir un rôle accru pour Alexander Romanov qui pourrait se retrouver avec Savard. Joel Edmundson et Jeff Petry seront de la première paire et seront très efficaces tant et aussi longtemps que Petry jouera bien. Mais comme c’est souvent le cas avec lui, il connait une période creuse chaque saison après avoir joué comme un candidat au trophée Norris! À suivre...

Devant le filet: Carey Price. Pourra-t-il jouer une pleine saison remplie d’intensité après avoir échoué dans sa tentative de réaliser son rêve ultime de gagner une coupe Stanley, surtout qu’il se remet d’une intervention au genou? Le Canadien l’espère grandement, mais ne vous attendez pas à voir le Price des dernières séries en saison régulière, car depuis quelques années le gardien numéro un n’a pas affiché de grandes statistiques, ce qui a miné les chances de son équipe d’atteindre les séries. N’eut été de Jake Allen l’an dernier, le CH n’y aurait pas participé.

Alors comment tout cela se traduira au classement? Ça ne sera pas évident pour le CH, car rien n’est gagné d’avance dans la section Atlantique. Il faudra que les astres s’alignent et qu’ils évitent les blessures, un peu comme en séries l’an dernier. Ça demeure donc dans la sphère du possible!

Panthers de la Floride  

Arrivées: Sam Reinhart, Joe Thornton

Départs: Chris Driedger, Anton Stralman, Keith Yandle, Alex Wennberg

Séries: 8/10

Plus de pertes de joueurs que de gains pour les Panthers au cours de la période estivale, mais l’équipe ne va pas en souffrir pour autant. L’acquisition de Sam Reinhart est pour moi une clé importante aux succès des Panthers. Ajouter un gros bonhomme capable de marquer une cinquantaine de points par saison, dont une vingtaine de buts, est un atout important. N’oublions pas non plus l’acquisition de Sam Bennet l’an dernier, cela fait donc deux attaquants de talent qui s’ajoutent à ceux déjà en place (Verhaeghe, Barkov, Huberdeau, Duclair) et vous comprendrez que le top 6 de la Floride sera a prendre au sérieux. 

Défensivement, alors que les pertes de Stralman et Yandle seront comblés à l’interne, on ne peut pas dire que le top 4 fait trembler, mais il est respectable. Mackenzie Weegar et Aaron Ekblad forment une paire solide, Markus Nutivaara et Brandon Montour se défendent bien aussi. Forsling et Gudas sont corrects, mais ne sont pas les talons d’Achille de l’équipe non plus. 

Ce qui nous conduit devant le filet. La perte de Chris Driedger est très importante, car c’est lui qui a permis à la Floride de se maintenir dans le peloton de tête alors que Sergei Bobrovsky éprouvait toutes sortes d’ennuis. L’avantage avec Driedger, c’était sa constance et c’est sur ce point que je m’interroge quant à l’ascension de Spencer Knight à titre d’auxiliaire. Pas qu’il n’a pas le talent, il en regorge, mais ça prend un certain temps pour un jeune gardien de trouver ses repères et développer une constance dans la LNH. Imaginez maintenant si Bobrovsky éprouve encore des difficultés ou pire, s’il se blesse. Spencer Knight pourra-t-il tenir le fort comme l’a fait Driedger? Possiblement, car il a une solide formation devant lui, mais la preuve reste à faire, il n’a que 20 ans. 

Quant à l’embauche de Joe Thornton, en avait-on vraiment besoin? Une police d’assurance de 42 ans pour épauler les jeunes centres Anton Lundell et Noel Acciari? Vous savez ce qu’ont dit des polices d’assurance: c’est bien d’en avoir, mais on s’en sert que très rarement!

Lightning de Tampa Bay 

Arrivées: Corey Perry, Brian Elliott, Zach Bogosian, Pierre-Édouard Bellemare

Départs: David Savard, Blake Coleman, Yanni Gourde, Cédéric Paquette, Tyler Johnson, Barclay Goodrow, Luke Schenn, Mitchell Stephens 

Séries: 10/10

Le Lightning avait 21 millions $ à retrancher de sa masse salariale au cours d’un autre été de célébrations. Aucune autre équipe n’avait autant d’argent à épargner. Et le pire c’est que les champions en titre ne semblent pas s’être affaiblis autant qu’on pense. Oui, ils ont perdu un attaquant de talent en Tyler Johnson et des joueurs de caractère en Gourde, Goodrow et Coleman, mais l’acquisition de Perry et Bellemare permet à Tampa de jongler avec son alignement et de promouvoir certains joueurs comme Alex Barré-Boulet, Mathieu Joseph, Anthony Cirelli et Ross Colton. 

Avec la brochette d’attaquants vedettes déjà bien en selle, difficile de dire que Tampa ne sera pas aussi efficace en territoire adverse. Le même pronostic s’applique aux défenseurs, car le noyau de Hedman, McDonagh et Sergachev patrouillera toujours la ligne bleue et ne se fera pas prier pour se porter à l’attaque. Là aussi, ça ne sera pas de tout repos pour leurs adversaires. 

Comme si tout cela n’était pas assez, le Lightning s’est amélioré devant sa cage. Brian Elliott est un gardien hyper efficace lorsqu’il ne joue pas beaucoup et c’est exactement le rôle qui l’attend derrière Andrei Vasilevskiy. Même si ce dernier aimerait jouer les 82 matchs de son équipe et qu’il a prouvé qu’il est meilleur lorsqu’il joue souvent, le gardien russe a parfois besoin de repos. Lorsque ce temps viendra, Elliott fera certainement le travail. Une troisième coupe de suite à Tampa? Il est un peu trop tôt pour se prononcer, mais disons qu’ils seront encore parmi l’élite de la LNH, certainement dans le top 3.

Bruins de Boston  

Arrivées: Nick Foligno, Linus Ullmark, Derek Forbort, Erik Haula, Tomas Nosek

Départs: Nick Ritchie, Ondrej Kase, David Krejci, Jarred Tinordi, Sean Kuraly, Jaroslav Halak, Jérémy Lauzon, Kevan Miller

Séries: 6/10

Je suis de ceux qui s’attendaient à une chute des Bruins depuis les deux dernières campagnes, mais force est d’admettre que cette équipe trouve encore et toujours le moyen de tirer son épingle du jeu. Malgré le vieillissement du trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pasternak, jusqu’à preuve du contraire, il fait figure de référence dans toute la LNH. 

Cela étant dit, les Bruins ont perdu passablement de morceaux au cours de l’été, David Krejci étant le plus important. Personnellement, je trouve que Boston pourra survivre à cette perte assez bien, je m’explique. Krejci à inscrit 730 points en 962 matchs avec les Bruins et c’est un total impressionnant. Il n’a jamais marqué plus de 23 buts (2016-17) donc on conclut facilement qu’il était un fabricant de jeu. Son remplaçant naturel serait Charlie Coyle qui est dans le même moule que Krejci avec un meilleur ratio de points par matchs (301 points en 621 matchs), donc je ne vois pas la perte du joueur tchèque comme étant aussi grave que certains le croient. 

De plus, avec Taylor Hall à ses côtés, je crois que les Bruins auront tout un «1-2 punch»! Maintenant, l’arrivée de Nick Foligno apporte un autre élément de leadership à une formation qui en a déjà beaucoup. Son côté compétitif et combatif fait de lui un redoutable adversaire même si ces caractéristiques ne sont pas tant ressorties lors de son passage à Toronto. 

Mais la colle qui garde les pièces des Bruins bien soudées est Tuukka Rask et pour l’instant il demeure libre comme l’air. Une chirurgie à une hanche et un désir ambivalent de poursuivre sa carrière expliquent pourquoi le Finlandais n’a toujours pas signé de contrat à Boston et il se pourrait fort bien que ça demeure ainsi. Nous avons eu un indice lorsque l’organisation a retenu les services de Linus Ullmark, un gardien qui a vécu l’enfer de Buffalo, mais qui a tout de même cumulé un dossier de 9-6-3 et un pourcentage d’arrêts de ,917% l’an dernier, faut le faire! N’empêche, il n’est pas Tuukka Rask et son absence pourrait avoir un impact sur la saison des Bruins. Jeremy Swayman a montré de belles choses l’an dernier, mais il n’a que 10 matchs d’expérience. 

Défensivement, il faudra encore se fier sur un jeu par comité, l’excellent Charlie McAvoy est la valeur sûre, Matt Grzelcyk n’est pas loin derrière tout comme Brandon Carlo. Mis à part ce dernier, la brigade n’est pas très grosse physiquement et est sujette à des blessures et c’est à ce moment que des joueurs comme Mike Reilly et Derek Forbort pourraient être appelés à jouer de plus gros rôles pour le meilleur ou pour le pire. 

Donc des questions en suspens avant ce début de campagne à Boston mais comme je le disais, il ne faut jamais compter les Bruins pour battus!

Maple Leafs de Toronto  

Arrivées: Nick Ritchie, Ondrej Kase, Petr Mrazek, Michael Bunting, David Kampf 

Départs: Nick Foligno, Frederik Andersen, Zach Hyman, Joe Thornton, Zach Bogosian, David Rittich

Séries: 9/10

De grandes choses sont attendues de cette équipe depuis quelques saisons, mais rien de valable ne s’est encore produit. De belles saisons régulières ne se sont jamais traduites par de belles séries, surtout pas l’an dernier contre les Canadiens. Le bouton d’alarme est fermement enfoncé à Toronto et si cette saison n’est pas la bonne le bouton suivant enclenchera l’explosion nucléaire, soit dans la direction, dans l’alignement ou les deux. 

Les départs sont quand même importants, le gardien Frederik Andersen a désormais sa pierre tombale dans l’énorme cimetière de gardiens des Leafs, Nick Foligno n’aura été que de passage sans laisser d’empreinte, mais c’est le départ de Zach Hyman qui fera le plus mal. Des ajouts comme Ritchie, Kase et Bunting pourront aider et ensemble, ils apporteront de la profondeur à l’alignement, mais joueur pour joueur, aucune de ces acquisitions ne vaut Hyman. 

Qu’à cela ne tienne, nous avons quand même affaire ici à une formidable équipe. Le talent à l’attaque est indéniable avec Marner, Matthews, Tavares, Nylander et Spezza qui a prouvé qu’il avait encore de belles choses à offrir. À la ligne bleue, Morgan Rielly est épaulé par T.J. Brodie, sans oublier Jake Muzzin et Justin Holl; rien de gênant là. Surveillons aussi le développement de Rasmus Sandin qui est un jeune défenseur (21 ans) qui possède énormément de potentiel offensif. 

Je vous ai parlé du départ de Frederik Andersen plus tôt, il a été remplacé par Petr Mrazek, qui arrive de la Caroline avec de beaux chiffres. Des chiffres obtenus dans un système de jeu défensif bien rôdé en Caroline, mieux que celui de Toronto. Soulignons aussi que Mrazek se blesse assez régulièrement. Alors est-ce lui qui permettra aux Leafs d’être meilleurs? Pas vraiment. Jack Campbell a réussi de solides performances l’an dernier (après une carrière en demi teinte) avant de s’effondrer contre le CH. Alors, j’ai bien peur que l’histoire risque de se répéter à Toronto. Une équipe solide en saison, mais qui possède encore des faiblesses qui pourraient les faire couler au mauvais moment.  

Sénateurs d'Ottawa  

Arrivées: Nick Holden, Michael Del Zotto

Départs: Derek Stepan, Evgenii Dadonov, Ryan Dzingel

Séries: 4/10

De la hargne. C’est la meilleure façon de définir les Sénateurs de l’an dernier. Certains matchs, ils n’ont fait qu’acte de présence, mais plus souvent qu’autrement, il fallait que l’équipe adverse travaille pour mériter les deux points. Parlez-en aux Canadiens!! 

L’équipe n’a pas beaucoup changé depuis l’an dernier, car l’organisation veut laisser la place à ses jeunes afin qu’ils puissent s’épanouir et prendre de l’expérience. À la signature de sa prolongation de contrat, le directeur général Pierre Dorion a déclaré que la «phase de reconstruction est terminée à Ottawa». Comment ne pas le croire? L’écurie de jeune talent est impressionnante: Josh Norris, Drake Batherson, Tim Stützle, Shane Pinto et n’oublions pas que Thomas Chabot n’a que 24 ans.

 Mais le jeune le plus important de cette liste est Brady Tkachuk. Pour l’instant, il demeure un joueur autonome avec restriction, mais les Sénateurs et lui n’en sont toujours pas venus à une entente contractuelle. Imaginez, un joueur aussi important pour une organisation de par sa fougue, sa hargne et sa capacité de production offensive qui est toujours sans contrat. Tout cela alors qu’Ottawa n’atteint même pas le plancher salarial, elle qui doit dépenser un peu plus de 24 millions $ pour l’atteindre! 

Il est certain que Tkachuk est conscient de sa valeur et que les Sénateurs ont un budget à gérer surtout que leur futur jeunes vedettes exigeront aussi leur part du gâteau dans un avenir pas si éloigné. Mais Tkachuk demeure LE joueur de concession, sans qui, les Sénateurs seraient beaucoup plus faciles à affronter. 

En défensive, tout tournera autour de Thomas Chabot et avec une saison de plus à son actif, Erik Brannstrom pourrait être un jeune défenseur prometteur pour les Sens. Ottawa mise sur un système qui donne passablement de liberté offensive à ses défenseurs, mais évidemment ce type de jeu comprend des risques; on s’expose aux contres-attaques. La preuve à été plutôt claire à ce sujet l’an dernier, les Sénateurs étaient la quatrième pire équipe au chapitre des tirs accordés par match (32,1) 

Par conséquent, ils ont aussi accordé des buts, beaucoup de buts. La troisième pire équipe défensive du circuit (3,38 buts par match). Une des raisons qui a contribué à cette piètre fiche est Matt Murray. Son acquisition et l’important contrat qu’on lui a consenti (4 ans et 25 millions $) en a laissé plusieurs pantois, moi le premier. Et disons qu’après sa première saison avec les Sénateurs, Murray n’a rien fait qui vaille pour justifier ce généreux contrat. S’il ne se replace pas cette saison, cela aura un effet très néfaste sur la progression de l’équipe à moins que la relève (Hogberg, Forsberg ou Gustavsson) ne se lève! En somme, les Sénateurs devraient être un peu mieux que l’an dernier en raison de la saison d’expérience acquise par les jeunes l’an dernier. Mais le progrès, en raison de la force de plusieurs équipes dans l’Est, sera minime, d’autant plus qu’ils ne joueront pas aussi souvent contre le Canadien!!

Sabres de Buffalo  

Arrivées: Robert Hagg, Will Butcher, Vinnie Hinostroza, Mark Pysyk, John Hayden, Aaron Dell

Départs: Rasmus Ristolainen, Jake McCabe, Linus Ullmark, Sam Reinhart, William Borgen 

Séries: 0/10

Le cauchemar que sont les Sabres de Buffalo se poursuivra. Il n’y aura aucun réveil-matin pour les tirer d’un profond sommeil et les faire réaliser que leurs saisons misérables n’étaient qu’un rêve. Oh que non, le cauchemar perdurera... 

Jack Eichel demeure LE SEUL point d’intérêt de cette équipe. Restera, restera pas? Mais tout indique qu’il ne restera pas si les Sabres parviennent à trouver un partenaire avec qui danser «la salsa de la transaction»! Supposons que c’est le cas, Buffalo perdrait un énorme talent offensif en plus d’avoir échangé leur meilleur pointeur de l’an dernier (25 buts, 40 aides en 130 tirs) Sam Reinhart. 

Tout ça alors que cette équipe a terminé avec la troisième pire fiche offensive (buts par matchs) de tout le circuit. Une des seules belles histoires avec cette équipe l’an dernier, outre Reinhart, était le gardien Linus Ullmark (9-6-3) et il est maintenant un membre des Bruins!! Il y a certes quelques beaux talents en les personnes de Dylan Cozens, Rasmus Dahlin et Casey Middlestadt. Le jeune Arttu Ruotsalainen serait aussi un bel espoir à surveiller. Mais tout ce talent est bien jeune. 

J’espère qu’ils ont de bonnes carapaces, car les défaites s’empileront massivement. Les Sabres seront sans doute dans une chaude lutte avec les Coyotes et les Ducks pour obtenir le tout premier choix du prochain repêchage!

Red Wings de Detroit  

Arrivées: Alex Nedeljkovic, Mitchell Stephens, Pius Suter, Nick Leddy, Jordan Oesterle

Départs: Darren Helm, Richard Panik, Luke Glendening, Jonathan Bernier, Dennis Cholowski, Valtteri Filppula

Séries: 3/10

Le «Yzerplan» va-t-il finalement commencer à porter fruit aux Red Wings? Je pense qu’un peu tout le monde est tanné de voir cette grande organisation croupir année après année au bas-fond du classement. Heureusement, le directeur général prend les moyens pour s’en sortir. À sa base solide formée de Tyler Bertuzzi, Dylan Larkin et Jakub Vrana se greffe le jeune Pius Suter qui a montré de très belles choses l’an dernier à sa première saison avec Chicago. Sur un trio avec Robby Fabri et Filip Zadina à ses flancs, ça pourrait s’avérer intéressant. 

Si les blessures peuvent épargner quelques-uns des attaquants vedettes, les Wings ne seront que meilleurs. 

L’autre élément important que Steve Yzerman a ajouté est le gardien Alex Nedeljkovic. Avec seulement 29 matchs d’expérience dans la LNH, les Red Wings l’ont quand même jugé assez bon pour en faire une pièce importante de leur reconstruction. Avec Thomas Greiss pour le seconder, le risque est bien calculé. 

En défensive, sans être un mur, le top six comporte quelques bons éléments dont le nouveau venu Nick Leddy qui a réussi un beau retour en forme l’an dernier. Hronek, Dekeyser et Seider formeront le reste du top 4. Ca ne sera pas toujours facile, surtout pas dans l’Atlantique mais de jours meilleurs s’en viennent à Detroit, quoique la patience demeure encore et toujours le mot d’ordre.