Canadiens de Montréal

Une dernière chance pour Chris Wideman?

Publié | Mis à jour

Le Torpedo de Nizhny Novgorod ne représentait pas l’équipe de rêve pour Chris Wideman. Exilé pour une saison dans la KHL, Wideman a toutefois gagné son pari, celui de revenir sur le radar des équipes de la LNH.

Au sommet des marqueurs chez les défenseurs dans la KHL avec 41 points (9 buts, 32 passes) en 56 matchs l’an dernier à Novgorod, Wideman a paraphé un contrat d’un an et 750 000$ avec le Canadien.  

L’Américain originaire de St. Louis s’est entendu avec Marc Bergevin dès la première journée de la chasse aux joueurs autonomes, le 28 juillet. Dans l’ombre des acquisitions de David Savard, Mike Hoffman et Cédric Paquette, Wideman avait été décrit par le DG du CH comme un défenseur mobile et doué offensivement. 

L’ancien des Sénateurs d’Ottawa a offert une description de lui-même assez fidèle à celle de Bergevin. 

«Quand tu regardes la formation du Canadien, il y a beaucoup d’attaquants talentueux, a-t-il dit. Je suis un défenseur qui bouge bien la rondelle et je peux aider dans la transition.» 

Une rare deuxième chance

Âgé de 31 ans, Wideman débarque à Montréal avec une expérience de 181 matchs dans la LNH, dont 175 dans l’uniforme des Sénateurs. Il n’a toutefois pas joué dans la LNH depuis le 5 janvier 2019. C’était son unique match avec les Panthers de la Floride. 

Après une très bonne saison en Russie, le défenseur droitier de 5 pi 10 po et 180 lb aurait pu prolonger son séjour dans la KHL en décrochant un lucratif contrat. Mais ce n’était pas son but. 

«Je mentirais si je disais que je n’avais pas d’attentes. Quand tu joues dans la KHL, tu ne sais pas ce qui arrivera de ta carrière. Je ne pouvais pas prédire. Mais quand je me réveillais le matin en Russie pour un match ou un entraînement, j’avais comme mentalité que je devais tout faire en mon possible pour revenir dans la LNH. Je voulais connaître une grosse saison.» 

«C’était une expérience formidable dans la KHL, a-t-il continué. Je suis retombé en amour avec le hockey après deux saisons difficiles. J’obtiens un nouveau départ. Tu n’as pas toujours la chance de profiter d’une deuxième chance dans la vie. Je veux profiter de cette occasion puisque je sais que ça peut représenter la dernière chance.» 

Une deuxième chance. Sans le dire ouvertement, Wideman a probablement brûlé sa première vie dans la LNH lors de l’histoire du Uber en Arizona à sa dernière saison avec les Sénateurs. Il était parmi les joueurs des Sens filmés à leur insu dans une fourgonnette alors qu’ils critiquaient Martin Raymond, l’un des adjoints à Guy Boucher. 

«Je prends le blâme pour cette histoire, a dit l’Américain. Je n’ai jamais cherché à me désister. J’ai beaucoup appris de cet événement.» 

Un chandail unique 

Au camp, Wideman est en lutte avec Alexander Romanov, Brett Kulak, Sami Niku, Kaiden Guhle et Mattias Norlinder pour les trois dernières chaises disponibles après Jeff Petry, Ben Chiarot, Joel Edmundson et David Savard. 

«J’ai déjà participé à des camps de la LNH. J’ai déjà été le défenseur qui gardait le même casier dans le vestiaire que la saison précédente, a-t-il rappelé. J’ai déjà été le joueur qui n’avait aucune chance de gagner un poste dans l’équipe. Je peux profiter de mes expériences du passé. J’ai maintenant 31 ans. Je réalise un rêve en jouant pour l’une des meilleures organisations au monde, peu importe le sport. 

«J’ai porté le chandail du Canadien pour une première fois lors d’un match des rouges contre les blancs au Centre Bell et j’étais heureux. J’avais des frissons. J’en parlais à des amis qui ne connaissaient pas vraiment le hockey. Pour moi de signer un contrat avec le Canadien, c’est comme si je jouais au baseball et que je m’entendais avec les Yankees de New York.» 

S’il parvient à gagner un poste à la ligne bleue du CH, Wideman renouera avec son ancien entraîneur avec les Senators de Binghamton, Luke Richardson, et son ancien coéquipier à Ottawa, Alexandre Burrows. 

«Ils m’ont dit de belles choses à son sujet, a affirmé Dominique Ducharme. Il est intelligent, il comprend bien le jeu. Il sait qu’il n’est pas le plus imposant physiquement pour défendre, mais il réduit bien l’espace avec les attaquants en utilisant bien son bâton. Il a son sort entre ses mains.»