Tennis

Cendrillon est allée au bal

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Le conte de fées de Leylah Fernandez à New York s’est conclu lundi soir par une présence au prestigieux Met Gala, où se retrouve chaque année le gratin artistique américain, notamment.

«Je me suis sentie comme Cendrillon!» a lancé la jeune Québécoise, qui était de retour à Montréal mardi pour annoncer son partenariat avec la compagnie aérienne Flair Airlines.

«Toute la journée, je me suis préparée pour cet événement, a-t-elle raconté. Quand j’ai reçu l’invitation, ma mère et moi, on a tout de suite cherché une robe. Je suis tellement heureuse de l’avoir trouvée!»

Deux jours après sa défaite en finale des Internationaux des États-Unis, Fernandez a donc défilé sur le tapis crème du Metropolitan Museum of Art (Met), vêtue de sa robe blanc et noir dénichée un peu à la hâte.

À l’instar de 1200 autres invités, dont Jennifer Lopez, Justin Bieber, Rihanna ou Kim Kardashian, pour n’en nommer que quelques-uns.

Et d’autres joueurs de tennis, dont Serena Williams, Naomi Osaka et Félix Auger-Aliassime, qui s’est présenté en compagnie de sa copine, Nina Ghaibi.

«Expérience incroyable»

Anna Wintour, rédactrice en chef du magazine «Vogue» et présidente du Met Gala depuis 1995, est une grande amatrice de tennis.

C’est ce qui explique la présence de nombreux joueurs au prestigieux gala caritatif, dont le prix d’entrée pour ceux qui ne sont pas invités par Mme Wintour avoisine les 35 000 $ US (44 300 $ CAD).

«C’est exceptionnel de recevoir une invitation comme celle-là, qui nous sort de notre zone de confort, a reconnu Félix. J’ai eu deux jours assez tranquilles pour me préparer pour ça.»

Le Québécois de 21 ans, demi-finaliste à New York, s’est présenté au Met sobrement vêtu d’un veston blanc et d’un pantalon noir.

«Pour moi, c’était une expérience incroyable, a dit Auger-Aliassime. Tout le monde à qui vous pouvez penser était là. C’était la crème de la crème. J’ai croisé les joueurs de basket Stephen Curry et Russell Westbrook. C’était fou de les voir en personne.»

«J’ai vu des acteurs de différentes séries télévisées, dont Lili Reinhart, de Riverdale, a ajouté Leylah. Je me suis dit: "wow! elle est là !" Mais malheureusement, j’ai été trop gênée pour lui parler.»

Elle ne réalise toujours pas

Ça fera quatre jours aujourd’hui que la Lavalloise de 19 ans s’est avouée vaincue en finale du US Open par la Britannique Emma Raducanu au terme d’une quinzaine magistrale.

Même si la défaite a fait mal, même si Leylah a eu du temps pour décompresser, notamment en marchant dans les rues de New York en compagnie de sa maman Irene, elle ne réalise toujours pas à quel point sa vie a changé en deux semaines.

Elle est arrivée dans la Grosse Pomme dans la peau d’une 73e mondiale. La voilà aujourd’hui 28e, avec une finale en Grand Chelem à son palmarès, une invitation au Met Gala et un passage au «Today Show» de NBC.

«Non, je ne réalise toujours pas, a reconnu Fernandez. Mais je suis heureuse que les sacrifices énormes et tout le travail effectué au cours des dernières années rapportent finalement.»

Elle est maintenant loin derrière, cette époque où elle ne savait même pas si son père et elle auraient les moyens de se payer une chambre d’hôtel en Israël, où Leylah était de passage pour disputer un tournoi.

Ne pas penser à l’argent

La voilà maintenant plus riche de 1,25 million $ US (1,6 millions $ CAD), montant remis à la finaliste de Flushing Meadows. Et, comme prévu, des partenariats commencent à être signés. Dont celui avec Flair Airlines, pour qui Auger-Aliassime et Eugenie Bouchard sont aussi des ambassadeurs.

«Je vais profiter du moment. J’ai une bonne équipe derrière moi qui me motive. Je ne veux pas penser à l’argent, à ce que je gagne. Je veux juste penser à mon jeu et à me rendre plus loin dans les tournois», a réfléchi la Québécoise.

Voyez leur conférence de presse dans la vidéo ci-dessus.