Crédit : Photo d'archives, Agence QMI

Alouettes de Montréal

Les Alouettes avaient leur plan

Publié | Mis à jour

Si les Alouettes de Montréal ne semblent pas trop affectés par l’absence physique de l’entraîneur-chef Khari Jones durant leurs activités cette semaine, c’est qu’ils avaient prévu le coup.

C’est ce qu’a affirmé mardi le pilote qui a contracté la COVID-19. 

«C’est un scénario catastrophe, mais nous avions parlé de cette possibilité en début de saison et nous avions établi ce que nous devions faire. Nous étions prêts et nous suivons le plan», a révélé Jones lors d’une visioconférence.

Concrètement, la technologie permet à Jones de suivre les entraînements et de participer aux rencontres d’équipe. Il ne pourra toutefois pas être dans l’oreille du quart-arrière Vernon Adams fils lorsqu’il tentera d’obtenir la victoire contre les Lions de la Colombie-Britannique, samedi.

«Khari a fait un super boulot pour me préparer dans les dernières années et spécifiquement cette saison. Je dois simplement aller sur le terrain, jouer à ma manière et faire confiance à mes gars», a dit le pivot des «Als».

«Je m’attends à ce que tout le monde soit prêt à faire face à ce type de situation malencontreuse», a ajouté Adams fils.

André Bolduc dans la continuité 

L’adjoint de l’instructeur-chef et responsable des porteurs de ballon, André Bolduc, assurera l’intérim de Jones contre les Lions. Le Québécois n’a pas l’intention de changer les façons de faire du club.

«L’important dans tout cela, c’est que les joueurs soient dans un environnement identique, a-t-il indiqué. Ils doivent être dans une routine similaire. L’important, c’est que rien ne change. [...] Je m’occupe des transitions, ce que je faisais déjà dans mon rôle de soutien. J’en prends un petit peu plus, mais il faut que les choses restent le plus proches de ce qu’elles étaient.»

De retour dans le personnel d’entraîneurs des Alouettes depuis 2014, Bolduc agira à titre d’entraîneur-chef pour la première fois dans la Ligue canadienne de football. Il avait précédemment occupé ce rôle au niveau universitaire québécois avec le Vert & Or de l’Université Sherbrooke.

L’homme de 50 ans ne voit réellement pas ce premier match comme une audition pour une éventuelle promotion.

«En début de saison, nous avions prévu un plan si cela survenait, a-t-il dit à propos de l’absence de Jones. Je ne crois pas que Danny [Macioca, le directeur général] va m’évaluer samedi en fonction d’une victoire ou une défaite. Si jamais il y a un prochain entraîneur-chef dans plusieurs années, le processus d’embauche se fera autrement.»

«Je le dis depuis longtemps : tant que "coach" Jones sera ici, c’est certain que je veux être son assistant. Si jamais il va ailleurs, je vais être très tenté de le suivre. C’est un homme vraiment incroyable. Non, je ne vois pas ça comme une audition», a conclu Bolduc.