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Sénateurs: l’avenir commence maintenant

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«La reconstruction est terminée», a indiqué Pierre Dorion lors du point de presse annonçant la prolongation de son association avec les Sénateurs d’Ottawa, plus tôt cette semaine. Une affirmation qui a grandement plu à Thomas Chabot, pierre d’assise de ces travaux de revitalisation dans la capitale fédérale.

«On est rendu à une étape où le cœur de notre équipe est de plus en plus établi dans la ligue. La façon dont on a fini la saison nous a permis de démontrer qu’on est capable de battre des équipes qui se sont rendues jusqu’au bout. On veut continuer ça cette année», a indiqué le défenseur de 24 ans, en entrevue avec Le Journal de Montréal.

En effet, le dernier quart de la saison 2021 a de quoi donner espoir aux joueurs des Sénateurs et à leurs partisans. La troupe de D.J. Smith a remporté 10 de ses 14 derniers matchs. Au cours de cette période, seulement sept équipes ont fait mieux dans le circuit Bettman, aucune dans la division canadienne.

N’eût été un début de saison catastrophique (3-12-1), les Sénateurs auraient, à tout le moins, lutté jusqu’au dernier jour du calendrier pour une place en séries éliminatoires.

«Oui, on était jeune. Mais le fait qu’on avait beaucoup de nouveaux joueurs n’a pas aidé. On avait seulement eu une semaine et demie de camp d’entraînement, aucun match préparatoire. Personne n’avait la chance de jouer ensemble, a souligné Chabot, qui se dit complètement rétabli d’une blessure à l’épaule gauche qui lui a fait rater les quatre derniers matchs de la saison. On veut tous gagner et prendre un pas vers l’avant.»

Tkachuk et le côté business

Tenter de se qualifier pour les séries pour la première fois depuis le printemps 2017 ne sera pas une mince tâche. D’autant plus qu’on assistera au retour des divisions normales, dont l’Atlantique.

«On est au courant du défi qui se présente à nous. Les deux derniers finalistes de la coupe Stanley (le Canadien et le Lightning) sont dans notre division, ça ne sera pas facile.»

Néanmoins, Chabot et quelques-uns de ses coéquipiers croient suffisamment en l’avenir de cette concession pour avoir signé des ententes à long terme avec elle. Drake Batherson et son contrat de six ans, ratifié il y a une dizaine de jours, se sont ajoutés à Chabot (8 ans) et à Colin White (6 ans).

«Il y a une raison pour laquelle on a signé à long terme, c’est qu’on veut continuer de bâtir vers l’avenir. Qu’un gars comme Drake saute dans le même bateau que nous, c’est plaisant à voir», a soutenu le Beauceron.

Quant au cas de Brady Tkachuk, que Dorion aimerait bien régler pour plusieurs saisons, il semble que les négociations soient un peu plus ardues. L’attaquant souhaiterait obtenir une entente similaire à celle de Chabot (8 ans à 8 M$ par saison).

«Même si les négos devaient s’étirer, ça ne deviendra pas une distraction. On est tous réalistes. On aime tous la game, mais on comprend tous que ça en fait partie. Même si c’est le côté un peu moins plaisant.»

Les performances avant le «C»

À moins d’une surprise de taille, les deux parties en viendront à une entente. Tkachuk et Chabot deviendront alors les deux candidats logiques au poste de capitaine laissé vacant depuis la transaction qui a fait passer Erik Karlsson aux Sharks de San Jose, en septembre 2018.

Bien qu’il serait honoré de succéder au Suédois, Chabot assure que ce n’est pas une priorité pour lui.

«Je l’accepterais volontiers et je serais très heureux, mais si ce n’est pas moi, ça ne changera rien à la personne et au joueur que je suis. C’est sûr que c’est important d’avoir un capitaine, mais l’identité d’une équipe, ça se bâtit en groupe. N’importe qui peut se lever dans le vestiaire et parler au bon moment.»

Pour lui, ce qui prime, c’est d’abord et avant tout d’offrir à son équipe au-delà de 25 minutes de qualité par rencontre. Tant en attaque qu’en défense.

«L’an passé, j’ai connu des hauts et des bas. Affronter les meilleurs joueurs, c’est une facette du jeu dans laquelle j’éprouve de plus en plus de fierté. Ce n’est pas tous les soirs que ça va aller comme je le souhaite. Ce ne sera pas toujours parfait, mais si je continue à m’améliorer et travailler, ce sera gagnant pour tout le monde.»